vendredi 29 mars 2013

Billet 5 Numismas Youri Gagarine du Royaume de Kamberra


En 2011, le Royaume de Kamberra émet un billet, très joli, pour commémorer le 50ème anniversaire du premier homme dans l’espace Youri Gagarine.
Dans le monde se trouvent des monarchies constitutionnelles reconnues comme telles, et … des monarchies constitutionnelles …fantaisistes et imaginaires.

Parmi celles-ci, le Royaume de Kamberra. Ce royaume totalement imaginaire est situé sur une île (toute petite et déserte) en Océan Pacifique, près de l’Australie.

C’est Franck Medina, artiste français (ou luxembourgeois, on ne sais pas trop) et résident luxembourgeois, qui créé ce royaume, d’abord sous le nom de Principauté de Camberra. Cette principauté existera du 6 au 23 août 1988. Puis, suite à un changement de constitution le lendemain, elle prendra le nom de Royaume de Camberra. Bien sûr, Franck Medina gouvernera cette monarchie sous le nom de … Franck 1er !
(la première pièce émise par le Royaume de Kamberra représentant ... Franck 1er)
Sa constitution définitive sera créée en 1990 et le nom de Camberra se changera en Kamberra.

Pourquoi Kamberra ? C’est tout simplement issu d’un mot Kamberri parlé dans cette île (imaginaire, je le rappelle) par le peuple Zahori qui vivrait sur cette île : Kamba’aera, qui signifierait Place de réunion.

Il faut savoir, que le nom de la capitale de l’Australie, Canberra, est lui, véritablement issu d’un mot aborigène qui signifie également Place de réunion.

Franck Medina a été malin en créant une confusion volontaire afin de faire croire à la réalité de ce royaume.

Le but de H. M. Franck I (Sa Majesté Franck 1er) est bien sûr de faire prospérer l’économie de son île, dont il est le roi, le banquier, et le seul habitant (virtuel mais si plus de 20 000 habitants sont annoncés)…. Donc de faire prospérer, il faut le dire, son compte en banque.

Et pour cela, rien de plus facile (en théorie) … Il faut attirer les gens, et rien de tel que les collectionneurs, qui sont toujours prêts à ajouter une nouvelle pièce dans leur collection.

Les meilleurs ‘’clients’’ sont les philatélistes, mais la production d’émissions de timbres, par des états imaginaires n’attirent plus ce type de collectionneurs depuis la fin des années 70 avec les émissions-vignettes de beaucoup d’états du Golfe Persique.

Donc, il faut attirer d’autres ‘’bonnes âmes’’. Le numismate fera l’affaire ! Un numismate est un collectionneur de billets et de pièces de monnaies.

Sa Majesté Franck 1er comprend parfaitement le besoin de ces numismates et donc, le Royaume de Kamberra va se doter d’une monnaie : le Numisma … (qui est égal à 100 Lotis) !

Il a émis énormément de billets et quelques timbres ces dernières années. Les premières pièces de monnaies, ont commencé à circuler en 2004.

Pour attirer les collectionneurs, le Royaume de Kamberra a soigné le design de ses coupures et pièces. Et surtout, le discours de Franck Medina est bien rôdé… Prôfitant ( ;-) ) d’un vide juridique international, rien n’a été fait pour empêcher l’appropriation de ce bout de caillou au milieu du Pacifique, il peut déclarer en toute tranquillité :
‘’Qu’est-ce qui est officiel ou non officiel, dans la vie ? Il n’y a aucune différence entre des pièces déclarées officielles, et des pièces déclarées non autorisées. Une pièce est une pièce. Ce n’est pas le métal qui fait sa valeur, mais l’œuvre d’art qu’elle est’’.

Si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce que de nombreux collectionneurs ont intégré dans leur collection ce genre de choses. Vous remarquerez que toutes les républiques, monarchies, royaumes imaginaires constitués au fil du temps, ont un point commun : L’émission de timbres, billets ou pièces de monnaies.

Au même titre que certains vendent des territoires sur la Lune, ces pratiques plus que douteuses, n’ont pour résultat que d’enrichir ‘’l’inventeur’’ de ces mondes imaginaires.

Les émissions du Royaume de Kamberra sont énormément connues des collectionneurs et ont beaucoup de succès.

Il faut donc faire attention avant d’acheter ce genre d’objets. Surtout dans le montant dépenser.

Le billet de 5 Numismas  Youri Gagarine (car c’est bien cela qui nous intéresse dans ce sujet) est émis par le Royaume de Kamberra en 2011 pour le 50ème anniversaire de son vol. Sa Majesté Franck 1er est au fait de l’actualité…

Sur le recto, on y voit un très beau portrait de Youri Gagarine et une fusée Soyouz décollant. Le nom est écrit en russe avec dates de naissance et de décès.

Sur le verso, la capsule Vostok 1 est représentée avec inscrit, en russe, la date du 12 avril 1961.

Le billet en lui-même est très beau, en couleur, sur un support ressemblant fortement à un billet de banque, et avec un filigramme.

Vous le trouverez sur internet très facilement. Les négociants professionnels, dénonçant ces pratiques douteuses, ne mettent pas la théorie en pratique, car ils en proposent à la vente. Les prix pratiqués vont de 1 euro le billet à une dizaine d’euros. Donc, tabler sur les prix les plus bas, car cela ne vaut, financièrement pas plus, même si le billet est très joli…



mardi 26 mars 2013

26 mars 2013 - Retour sur Terre Dragon CRS-2 / SpaceX


Après un report de 24h, c'est aujourd'hui que la capsule Dragon CRS-2 de SpaceX rentre sur Terre.

C'est le 4ème vol de la capsule Dragon développée par SpaceX pour ravitailler la Station Spatiale Internationale. Et c'est le 2ème vol opérationnel de ravitaillement vers l'ISS (CRS-2 = Commercial Resupply Service vol 2).
Lancée par le lanceur Falcon 9 v.10 (dont c'est le 5ème et dernier vol), la capsule Dragon CRS-2 est saisie par le bras robotique de l'ISS, Canadarm, et est mis en place par celui-ci sur le module Harmony le 3 mars.

Lors de vol de ravitaillement, Dragon CRS-2 a amené en tout 677 kg de matériel, ravitaillement, etc...

Il devrait ramener sur Terre 1 370 kg de matériel dont près de la moitié seront des expériences faites à bord de l'ISS.

Le manifeste détaillé de ce que Dragon CRS-2 a transporté et qu'il ramera.


Il y a eu quelques soucis peu de temps après la séparation du 2ème étage lors du lancement. Sur les 4 pods de propulsion (les petits propulseurs) de la capsule Dragon, 3 d'entre eux présentaient, d'après l'ordinateur de contrôle de bord, une baisse de pressurisation du système d'oxydant du carburant liquide utilisé.

L'ordinateur mis donc la capsule Dragon ''en Passive Abort Mode'' (annulation) et donc plus rien de pouvait fonctionner. Pas de contrôle orbital et pas de déploiement des panneaux solaires.

L'équipe au sol de SpaceX, basée à Hawtorne en Californie, travailla sur le problème et trouva une solution. Il fallait que deux des quatre propulseurs fonctionnent pour le déploiement dess panneaux solaires et trois pour s'approcher de l'ISS.

Après la récupération des quatre propulseurs, Dragon CRS-2 a pu s'approcher de l'ISS, avec 24h de retard sur le planning prévu. Arrimée le 3 mars, l'accès à Dragon par les astronautes a eut lieu le 6 mars.

Les astronautes ont bien sûr procédé à des prises de vues de cette manoeuvre de séparation (enfin presque ;-) )


La séparation s'est bien déroulée à 11h56 (heure de Paris) après le traditionnel Go / No Go.



Quelques photos de la séparation vue depuis l'ISS et depuis la capsule Dragon


Petit récapitulatif en vidéo

La désorbitation s'est déroulée normalement à 16h40 (heure de Paris)


Dragon CRS-2 a touché l'Océan Pacifique à 17h34 (heure de Paris) et tout s'est apparement bien passé.

Une des premières photos de ce splashdown



 

mercredi 20 mars 2013

20 mars 2013 - Les moteurs F-1 d'Apollo 11 ont été repêchés


(Crédit Photos : Bezos Expeditions)

Reprenons un peu la chronologie de cette formidable aventure, car cela en a été une assurément.

Le 28 mars 2012, Jeff Bezos, fondateur d’Amazon mais aussi, et surtout pour nous passionnés de spatial, de Blue Origin, annonce qu’il a localisé précisément les moteurs F-1 d’Apollo 11 dans l’Atlantique à une profondeur de près de 4 000 mètres.

Il annonce également son intention d’essayer de les récupérer (du moins, au moins un) et d’en donner un au NASM (National Air and Space Museum) et, si la NASA l’autorise, d’en exposer un deuxième au Museum of Flight de Seattle d’où il est originaire.

‘’Though they've been on the ocean floor for a long time, the engines remain the property of NASA. If we are able to recover one of these F-1 engines that started mankind on its first journey to another heavenly body, I imagine that NASA would decide to make it available to the Smithsonian for all to see. If we're able to raise more than one engine, I've asked NASA if they would consider making it available to the excellent Museum of Flight here in Seattle’’.
(Jeff Bezos)

La NASA le félicite :
"I would like to thank Jeff Bezos for his communication with NASA informing us of his historic find" (Charles Bolden, directeur de la NASA)

On parle des moteurs de la Saturn V de la mission Apollo 11 d’après les estimations de chute de la NASA.

Ce 20 mars 2013, presque un an après l’annonce de leur découverte, Jeff Bezos annonce que l’expédition qu’il a montée a procédé avec succès à la récupération d’au moins deux de ces moteurs.

Quelques extraits de son annonce (sur son blog : http://www.bezosexpeditions.com/updates.html)

‘’(…) Nous sommes en route pour revenir vers Cape Canaveral après 3 semaines en mer et nous avons travaillé par près de 4 000 mètres de profondeur. We have found so much.

Nous avons trouvé un monde merveilleux sous la mer – un incroyable jardin sous-marin avec des sculptures de moteurs F-1 qui raconte leur fin ardente et violente, et qui est présente aussi le testament du programme Apollo. Nous avons photographié beaucoup de ces magnifiques objets sur place et nous avons maintenant remontés beaucoup de pièces principales.

Chaque pièce que nous avons ramenée sur le pont me montre l’incroyable résultat du travail en commun de milliers d’ingénieurs de l’époque qui ont fait et réussi ce que l’on pensait impossible.

La plupart des numéros de séries sont manquants ou en partie manquants ce qui rendra l’identification difficile. Nous espérons les voir mieux pendant la restauration. Ces objets sont absolument merveilleux. (…).



Concernant le premier étage de la Saturn V, il ne reste plus grand-chose. L’impact dans l’eau a été très violent. Mais un bout de la structure de ce premier étage a été photographié.
 

C'est un petit sous-marin ''robot'' télécommandé qui s'est occupé de la tâche de désensablement et de récupération. Les pièces étaient mises dans une sorte de benne qui a été remontée à la surface.

(Extraits de la vidéo)
 
Dans son communiqué sur son blog, Jeff Bezos remercie toute son équipe et la NASA mais il n’y a pas de précision sur le nombre de moteurs F-1 récupérés.


Sur le lien du blog, vous trouverez une vidéo.
 
L'exposition au public d'un moteur F-1 ayant volé, surtout pour la mission Apollo 11, comme un trésor. Un de ces moteurs trouverait sa place assurément à côté de la capsule Columbia d'Apollo 11 au NASM.
(autres extraits de la vidéo)


lundi 18 mars 2013

Un torse mi-humain mi-synthetique vole à bord de l'ISS / Phantom Torso



Un torse mi-humain / mi-synthétique à bord de l’ISS – Le Phantom Torso

(Article basé en partie sur des informations fournies par les recherches sur ce Phantom Torso, réalisées au Johnson Space Center par les Dr Gautam D. Badhwar et Francis Cucinotta).

(Crédit Photo : NASA)

Un torse mi-humain et mi-synthétique, avec tête (Phantom Torso) a voyagé à bord de la station spatiale internationale en mars et août 2001. Il a été emmené lors de la mission STS-102, qui faisait la rotation entre Expedition 1 et Expedition 2. Il a été ramené par la mission STS-105, qui faisait la rotation entre Expedition 2 et Expedition 3.

Le Phantom Torso se trouvait dans le laboratoire Destiny de l’ISS.

Ce torse était celui  d’un homme.

Cette expérience était la première réalisée par la NASA pour simuler et mesurer les doses de radiations reçues en profondeur dans l’organisme.

Ce Phantom Torso permettait de mesurer les niveaux de radiations ionisantes reçus par les organes humains lors d’un vol prolongé dans l’espace. Il avait la hauteur, et le poids, d’un adulte masculin normal.

Le Phantom Torso était composé bien sûr d’une structure osseuse, d’organes, de peau, et des composants de muscles tissulaires et d'éléments synthétiques. Le torse était recouvert de Nomex (comme la Phantom Head) pour le protéger.

Le torse est divisé en 34 ‘’tranches’’ de 2,3 centimètres, pour un poids de 40 kg environ.

Ces tranches sont réparties en 3 segments : la tête, la poitrine et l’abdomen. Le tout est tient par une série d’attaches.

Ces trois segments sont donc recouverts individuellement de Nomex.

Chaque ‘’tranche’’ est percée de plusieurs trous afin de contenir tous les dosimètres passifs, qui sont donc placés un peu partout dans ce torse.

Il y a aussi deux dosimètres passifs placés à l’extérieur, sur le Nomex (dans des petites poches), qui permettent de mesurer le taux de radiation reçu par la peau.

Les dosimètres passifs sont de deux types :

- Dosimètres thermo-luminescents (TLD) qui permettent de mesurer la quantité totale de radiations absorbées par différentes parties du corps durant ces 6 mois de vol.

- Détecteurs de trace nucléaire, en plastique (PNTD) qui a permis de mesurer en temps réel, les doses reçues lors de certaines périodes de vol. Ces mesures se sont focalisés sur le cerveau, thyroïde, estomac et colon.

De petites capsules contenant du fluor de lithium sont également placées dans le torse, et permettent une diffusion généralisée de ce fluor de lithium dans tous le torse, afin de pouvoir mesurer les effets sur les tissus et organes.

En tout, le Phantom Torso est équipé de près de 300 détecteurs et dosimètres.

En plus des dosimètres passifs, il y a aussi 5 petits dosimètres actifs (SMADOS) qui permettent de mesurer les rayons cosmiques à partir de proton et la dose absorbée en fonction du temps d’exposition.

Ces 5 dosimètres actifs sont placés dans la tête, le cou, le cœur, l’estomac et la région du colon. Ce sont des dosimètres que l’on trouve dans le commerce, modèle S-3205 Hamamatsu.

Ces SMADOS ont un écran à cristaux liquide (LCD) recouvert par un matériau, le Lexan. Ils ont également deux batteries pour faire fonctionner une horloge interne.

Ils mesurent 1,8 cm de côté pour 0,5 mm d’épaisseur.

Et il y a également un microprocesseur pour une analyse informatique.

Le risque principal pour un astronaute lors d'un vol de longue durée dans l'espace est le cancer, la cataracte, et autres dommages sur le corps et sa physiologie causés / déclenchés par les radiations.

L'étude des doses de radiations sur les organess, et ses effets, reçues par les astronautes ne pouvaient pas être véritablement mesurées en vol jusqu'à présents. Ces mesures étaient jusqu'à cette expérience, mesurées uniquement au niveau de la peau.

Les mesures recueillies ont permis de mieux connaître ces effets (qui peuent être différents en fonction du sexe) et de mieux définir les zones de protection aux radiations dans un vaisseau spatial.

Ces mesures, les premières ''en profondeur'' ont quand même fait énormément avancer les connaissances.

Le rôle de l'équipage a été minime. Il était chargé d'activer le torse, de vérifier son état, et de transférer les données tous les 7-10 jours via un ordinateur portable (Human Research Facility - 1) et de changer la pile tous les 20 jours.

A la fin de l'expérience, l'équipage ''a démonté'' le torse.

(Phantom Torso à bord de l'ISS)
Résultats :

Les données du Phantom Torso ont été combinées avec les résultats de diverses expériences passées pour la validation de la base de données (doses reçues par les organes des astronautes).

Cela a réduit la fourchette de précision des modélisations, qui existait auparavant avec une marge de probabilité de + / - 500% à + / - 15%. D'autres études sont toujours en cours.

Il a ainsi pu être déterminé que 80% des radiations reçues par les tissus humains sont des rayonnements cosmiques. Le champ magnétique de la Terre atténuant très efficacement l'action des protons. On a pu aussi indiquer que la peau et les organes internes étaient aussi sensibles aux effets des neutrons secondaires.

Dans une autre analyse (de 2008) faite par Francis Cucinotta, on apprend qu'il y a eu des lésions chromosomiques dans les lymphocytes de 19 astronautes ayant voyagé à bord de l'ISS.

Ces résultats ont été comparés avec ceux effectués sur le Phantom Torso.

En outre, il y a eu une étude sur 15 astronautes ayant volé dans l'ISS avec un minimum d'activité solaire enregistré. Cette étude a été comparée avec les résultats portant sur des astronautes ayant volé lors d'une activité maximale solaire et ceux du Phantom Torso.
(La dose moyenne reçue pour un séjour de 6 mois est de 72 mSv).

Tous ces résultats montrent que l'on ne connait pas encore parfaitement les niveaux et types de rayonnement reçus à bord d'un engin spatial, et qu'il faudrait d'autres études et expérimentations.

(Le Phantom Torso à bord de l'ISS)

Un crâne humain vole à bord de la navette spatiale / Phantom Head

Un crâne humain (Phantom Head) vole sur la navette spatiale
La recherche médicale spatiale a pris une tournure assez particulière quand un crâne humain a volé à bord de Columbia pour la mission STS-28.

L’information n’a été révélée au public que 6 mois après la mission STS-36.

STS-28 et STS-36 étaient 2 missions du DoD (Department of Defence).
La ‘’Phantom Head’’ comme on l’a appelée a donc été révélée au public quelques temps avant sa mise en place dans Discovery pour la mission STS-31 (Hubble).

Ce ‘’voile du secret’’ a été imposé par le DoD pour des raisons que lui seul connait, car l’emport de ce crâne humain pour des activités et expériences médicales à bord de la navette, ne posait aucun problème de sécurité nationale.

Ce crâne est l’élément principal de l’expérience DSO 469 (Detailed Supplementary Objective) pour le test en vol de la Radiation Dose Distribution.
Les expériences DSO ont pris plusieurs formes lors des missions spatiales et faisaient partie intégrante des activités Payload.

Cette expérience particulière est une étude  menée conjointement par la NASA et le DoD afin d’étudier le taux de pénétration de radiation à l’intérieur du crâne.
Les résultats devaient servir pour étudier les futurs effets de l’exposition aux radiations auxquels seraient exposés les astronautes de la future station spatiale Freedom.

Le crâne vient d’une personne qui a donné son corps à la médecine, mais n’avait pas connaissance que celui-ci (ou partie de celui-ci) irait un jour en orbite.

 En se fiant à la petite taille de celui-ci ainsi que son poids (environ 2,5 kg), on peut supposer que ce crâne est probablement celui d’une femme.
 La ‘’Phantom Head’’ est conçue et fournie par la société Phantom Laboratory de Salem, qui fournit des éléments humains préparés à des expériences depuis les années 50.
Le crâne est recouvert d’un matériau plastique spécial qui correspond à la densité de la peau et des tissus humains. Le crâne, ainsi monté, mesure 25 cm de haut et 15 cm de large.
Le crâne, pour ces vols spatiaux, a été préparé et découpé en 10 ‘’tranches’’ numérotées de 0 à 9 commençant par le haut de celui-ci et scellé sur une base en plastique. Mais la base n’a pas volé lors des missions spatiales.
Celui-ci a été élaboré sur les directives de l’US Air Force.

Des centaines de dosimètres thermo-luminescents ont été placés sur toute la surface du crâne.
Des détecteurs de traces nucléaires (radioactives) en plastique ont été placés entre chaque ‘’tranches’’ du crâne.
Les dosimètres et les détecteurs mesurent les ions lourds des radiations principales et aussi des radiations secondaires, auxquels sont soumis la peau et ses différentes couches.

Pour cette expérience DOS 469, on utilise aussi un spectromètre à photons, un compteur électronique de radiation, des sphères en polyéthylènes (connues sous le nom des Sphères Bonner) afin de mesurer les fluctuations de neutrons. Les dosimètres et détecteurs sont compatibles avec une transmission par ordinateur portable IBM.
La ‘’Phantom Head’’ est stockée dans un casier du Mid-deck lors des phases de décollage et d’atterrissage.
 En orbite, celle-ci est sortie et mise dans un ‘’sleeping bag’’ d’astronaute et accrochée par un velcro sur une des parois du Mid-deck. Le crâne est encapuchonné par du Nomex (retardant au feu) durant toute la mission (du décollage au retour).
Les trois missions qui ont emporté le crâne (STS-28, STS-36 et STS-31), ont volé dans un environnement de radiations supérieur aux autres missions.
 STS-28 a volé avec une inclinaison de 57°, STS-36 avec une inclinaison de 62° and STS-31 à volé avec une inclinaison de 28.5° (inclinaison standrad) mais à une altitude record de 530 km (Hubble oblige).

Après chaque vol, le crâne vole directement de la Base d’Edwards au Johnson Space Center pour être étudié par la NASA’s Medical Sciences Division.

 La suite de l’expérience prévoyait le vol en orbite d’un torse de corps humain dans un caisson réfrigéré. Un torse humain synthétique voyagera effectivement en orbite à bord de l’ISS entre mars et août 2001.

samedi 16 mars 2013

Maquette de l'Airbus A300 Zero G de Novespace


Pour les amoureux des maquettes, il existe un superbe modèle de l’Airbus A300 Zero G de Novespace. A défaut de pouvoir voler avec et dedans pour l’instant, vous pouvez en avoir un très bel exemplaire à la maison ;-).

Le modèle proposé est au 1/200ème (environ 25 cm de long pour 23 d’envergure).
Il est en plastique injecté très détaillé (le nombre de hublots est correct) et aux couleurs, bien sûr, de Novespace. Le fuselage présente une finition avec vernis.
Il est présenté sur un socle au nom de Novespace le présentant dans sa position de montée pour effectuer une parabole.

Il est livré dans une boite et est à monter (Ailes, réacteurs, socle, etc…) par simple clipsage.

Edité pour Novespace et fabriqué par la société Hogan.
Le prix moyen normal est entre 40 et 50 euros, même si, hélas, certains marchands (même avec bonne réputation) le propose à des prix très ‘’prohibitifs’’ (j’en ai vu à 150 euros sur Ebay !!!).

Bref, ce modèle est très très beau, et puis … c’est pour l’instant le seul sur le marché ;-)

Après, pour le plaisir, vous pouvez ‘’l’agrémenter’’ selon votre goût (et non, on ne le mange pas ;-) ). J’ai eu la chance et le plaisir de faire dédicacer mon Zero G par tous les astronautes français (manque juste encore Patrick Baudry) et par les 6 nouveaux astronautes de l’ESA.

(Jean-Loup Chrétien)

(Thomas Pesquet et Claudie Haigneré)

(Samantha Cristoforetti)

Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace



samedi 2 mars 2013

2 mars 1978 - Vladimir Remek et Soyouz 28 / 35ème anniversaire

Il y a 35 ans, ce 2 mars 1978, décollait depuis Baikonour, la capsule Soyouz 28. A son bord, deux cosmonautes qui vont rejoindre la station Saliout 6 en orbite avec un équipage résident (Soyouz 26).
 
 L'équipage de Soyouz 28 est composé d'Alexeï Goubarev, qui est le commandant de la mission et qui effectue son deuxième vol spatial, et surtout le tchèque (à l'époque tchécoslovaque) Vladimir Remek. C'est la première mission du programme Intercosmos (partenariat entre l'URSS et différents pays de l'est et/ou communistes).
 
Vladimir Remek devient lors de cette mission, le premier homme à partir dans l'espace n'étant ni russe ni américain.
 
L'équipage de Soyouz 28 s'arrime sans problème à la station spatiale Saliout 6 où se trouve l'équipage de Soyouz 26 depuis décembre, Georgi Grechko et Youri Romanenko.
(Enveloppe ayant voyagé à bord de Saliout 6 et de Soyouz 28 signée par les deux équipages Soyouz 26 et 28)
Le 10 mars, Alexeï Goubarev et Vladimir Remek quitte Saliout 6 et regagne la Terre le 11 mars.
 
L'équipage doublure était composé de Nikolaï Roukhavichnikov et du tchèque Oldrich Pelcak.
(Photo de l'équipage doublure signée par Pelcak)
Vladimir Remek est aujourd'hui membre du Parlement Européen.

La capsule Soyouz 28 est exposée dans un musée à Prague.

Il y a eu plusieurs objets et timbres qui ont commémorer cette mission.