Le 16 mars 1965, débutait la ‘’mission
No Shave No Bath’’ (pas de rasage, pas de douche).
Cette mission consistait en une
simulation importante pour le programme Gemini, puisqu’elle allait simuler sur
Terre, une mission spatiale de longue durée.
La simulation s’est faite avec 6 pilotes
de l’US Air Force et de l’US Navy (âgés entre 25 et 28 ans) et s’est déroulée
au Naval Air Engineering Center de Philadelphie.
L’expérience avait pour but de connaitre
les réactions de l'homme au cours d'un vol spatial prolongé simulé.
Ce test, grandeur nature, devait
préparer l'un des objectifs principaux du programme Gemini, à savoir les vols
de longue durée. C'était un test de préparation pour la future mission Gemini
7.
Au moment de la fin de cette simulation,
le programme Gemini débutait.
Seule la mission Gemini 3 avait eu lieu et sa
durée de vol n'était que de 04h52.
Mais surtout, cette simulation avait débuté
avant la mission Gemini 3. Les ''astronautes'' ont même assisté au décollage de Gemini 3 de ''leur vaisseau spatial''.
Ces six hommes ont porté en permanence,
même pour dormir, leur combinaison pressurisée.
Durant 21 des 34 jours de la simulation,
les six hommes vécurent dans une atmosphère confinée à oxygène pure à 100% et
une cabine pressurisée comme à 10 000 mètres.
Il y avait 2 autres pilotes qui ont
participé aussi à cette simulation dans un autre espace, mais avec une
atmosphère normale.
Cette expérience a permis d’étudier les
effets de l’oxygène pur dans l’organisme pour un vol de longue durée et ses
effets dans le sang et sur les poumons.
‘’Cela
a permis de confirmer que l’homme pouvait vivre au minimum un mois dans l’espace
sans effets négatifs’’ a déclaré le Commander Kenneth R. Coburn, le
responsable du projet.
La nourriture a été préparée
spécialement par la NASA. Ce sont des plats déshydratés. Chaque plat revenait
tous les 4 jours. Les ‘’astronautes’’ mangeaient directement dans le sachet de
préparation car il n’y avait ni plateaux ni couverts. Et apparemment, les
hommes n’ont pas détesté du tout cette nourriture. Le Lt Abbitt a même déclaré ‘’Délicieux’’.
Ils étaient surveillés en permanence par
une équipe médicale dirigée par le Navy Flight Surgeon, le Dr Gary Kellett. Il
a été observé, que malgré le fait de vivre dans une atmosphère potentiellement
très dangeureuse (oxygène pur), le mental et le moral avait été excellent.
Il a été constaté une perte importante
de peau, qui se retrouvait par terre. Le fait de ne pas se laver, et donc, de
ne pas hydrater la peau, entrainait cette perte. En apesanteur, ces pertes de
peau pourraient causer quelques problèmes.
Même la barbe des ‘’astronautes’’ a été
étudiée et il en a résulté que celle-ci ne poserait aucun problème en
apesanteur, même si on la laisse pousser pendant longtemps.
La photo ci-dessous date du 19 avril
1965. C'est une photo AP - Associated Press (de Paris). Elle montre la sortie
des ‘’astronautes’’ après 34 jours de mission, le 18 avril.
Elle s'intitule Honneur aux Barbus.
On voit ici ces six hommes au sortir de
cette simulation, sans rasage, ni ... lavage;)
1er rang assis de gauche à droite: Lt Jerry Munger, Lt James B. Abbitt et Lt William
McBride
2ème rang debout gauche à droite : Lt Carl
Yung, Lt Cyrus W. Strickler III et Lt Karl Foster.
Quelques articles sont parus dans la
presse, donc celui-ci qui montre également la photo ci-dessus (Tucson Daily Citizen
du 19 avril 1965).
Devant le Space Center de Houston se
trouvent deux superbes T-38N Talon de la NASA.
Le Northrop T-38 Talon est un avion d’entraînement
biplace américain utilisé pour la formation des pilotes de chasse militaires
depuis les années1960. Il a été le
premier avion d’entraînement supersonique. Il est reconnu pour être un des
appareils les plus sûrs au monde.
Issu du même projet que le Northrop F-5,
mais très différent de celui-ci, le T-38 Talon effectue son premier vol le 10
mars 1959.
Les premiers exemplaires de séries ont
été livrés en 1961, et durant les 10 années de production (jusqu’en 1972), 1 187
appareils ont été construits. Le T-38 Talon a aussi bien été utilisé par l’US
Air Force, l’US Navy, les Thunderbirds (patrouille acrobatique de l’USAF) ou la
NASA. Quelques exemplaires ont été exportés également.
En 1984, un programme de prolongation de
vie a été lancé, et les dernières versions révisés du T-38 voleront avec l’US
Air Force au moins jusqu’en 2020 (le T-38C).
On connait plusieurs versions du T-38
Talon (quelques exemples) :
-N-156T : Nom interne à la compagnie.
-T-38A : Biplace d'entraînement avancé.
-T-38A(N) : Biplace utilisé par la NASA pour l'entraînement des astronautes.
-AT-38A : Un petit nombre de T-38A furent convertis en avion d'entraînement aux
armes.
-DT-38A : Plusieurs T-38A de l'US Navy convertis en drone.
-NT-38A : T-38A convertis en avion de test et recherche.
Pour ce qui nous
concerne, ce sont ceux de la NASA qui nous intéressent.
Le T-38N est
depuis le début des vols habités américains, ou presque, associés à l’entrainement
des astronautes, à leur arrivée au Kennedy Space Center en partant de Ellington
Field à Houston. Le T-38N est indissociable des astronautes.
En 2009, pour
les 50 ans de l’appareil, l’astronaute Story Musgrave a écrit un livre
racontant 50 ans d’aventures avec le T-38N Talon. Il est également l'auteur des photos de ce livre.
Le T-38N est
aussi, hélas, indissociable de drames avec les astronautes.
-Le 31 octobre 1964, l’astronaute Théodore Freeman se
tue aux commandes de son appareil (collision avec un oiseau).
-Le 28 février 1966, quelques mois avant le lancement
de Gemini 9, les deux astronautes Charles Bassett et Elliott See se tuent lors
du crash de leur T-38 à Saint Louis dans le Missouri (ils s’écrasent contre un
bâtiment à l’atterrissage à cause du brouillard).
-Le 5 octobre 1967, l’astronaute Clifton Williams se
tuera également lors du crash de son appareil.
-Le 20 janvier 1972, deux pilotes de recherche de la
NASA, Stewart M. Present et Mark C.Heath se tuent lors d’une tentative d’atterrissage
en plein brouillard.
Le 18 janvier
1982, la patrouille acrobatique américaine, les Thunderbirds, est endeuillée
par le plus grave accident en T-38 de l’histoire. Lors d’un vol d’entraînement,
plusieurs appareils entrent en collision et quatre pilotes seront tués. Depuis,
la patrouille vole sur F-16.
La NASA utilise
actuellement une flotte d’une trentaine de T-38N pour l’entraînement de ses
astronautes, pour le transport de ses astronautes ou comme avions
accompagnateurs (Chase plane). La base principale se trouve à proximité du
Johnson Space Center à Ellington Field.
C’est en 2001 qu’il
est décidé d’exposer des T-38N devant le Space Center de Houston. Un premier
T-38 est acquis et préparer pour son exposition statique. C’est le 068 qui se
trouvera devant les caisses et l’entrée du Space Center.
Une copie d’un article
du Houston Chronicle du 28 février 2001
Houston City Council members recently voted
to approve an agreement between the Manned Space Flight Education Foundation
and the Texas Department of Transportation to place two T-38 fighter planes at
the entrance to Space Center Houston off NASA Road One.
Space Center Houston has been working with
officials at Ellington Field to secure the planes.
"We have acquired one of the T-38s that
will be refurbished and on display and hopefully will secure another one within
the next six months," said Celina Ducceschi, exhibits manager. "We
won't put the display up until we have both planes."
The T-38 Talon planes are used in a variety
of roles because of their design, economy of operations, ease of maintenance,
high performance and exceptional safety record.
"They are one-seater planes and very
streamline, which will be perfect for the space we have to display them,"
said Gail Ayres, director of development at the center. "All NASA
astronauts have trained on the T-38 airplane."
In addition to the planes, the center plans
to add a picnic area next to the display. The T-38 display and picnic area will
be a permanent addition to Space Center Houston.
Even though the project is well under way,
the center still is seeking funds to help pay for it. The Texas Department of
Transportation contributed $316,000, with an agreement that the center would
secure the remaining $79,000. To date, the center has raised approximately
$50,000.
Quelques caractéristiques de l’appareil :
·Biréacteur biplace (Turboréacteur General Electric J85 à
Postcombustion)
·Poussée de 17 tonnes (x2)
·Longueur : 14 mètres 14
·Hauteur : 3,92 mètres
·Envergure : 7,70 mètres
·Poids à vide : 3 270 kg
·Poids charge maximum : 5 670 kg
·Vitesse maximum : Mach 1,3 (1 381 km/h)
·Plafond : 15 240 mètres
Le 068 restera seul devant l’entrée
du Space Center jusqu’en 2005. Voici quelques photos que j’ai prises en 2003
lors d’une de mes précédentes visites.
En 2005, le petit parc, qui
sera appelé le T-38 Talon Park, est enfin terminé et le 068 sera exposé avec un
autre T-38N, le 00. Ils sont placés dans une configuration décollage avec le
train ouvert.
Quelques photos prises en juin
2005, peu de temps après l’inauguration du T-38 Talon Park.
Le deuxième T-38N, le 00,
porte l’immatriculation N900NA. Mais en fait, ce n’est pas son immatriculation
d’origine, car N900NA était l’immatriculation d’un Learjet turbojet de 1966
(ici, en photo en 1992).
En 2008, le Boilerplate Apollo
BP-K rejoint le parc (voir article à son sujet). Les trains d’atterrissages ont
été rentrés (je ne sais pas exactement quand) et voici ce que l’on peut voir aujourd’hui
devant le Space Center de Houston.
Un Boilerplate désigne une ‘’maquette’’
taille réelle d’un vaisseau spatial utilisée lors de la conception et des
essais de configuration avant la validation définitive du concept, et donc
l’autorisation de construire le vaisseau spatial définitif.
Plusieurs Boilerplates (ou BP) sont
nécessaires lors de ces tests. C’est pourquoi, ils reçoivent un numéro ou une
lettre qui permet de les identifier.
Le Boilerplate a la forme du vaisseau
spatial. Il est moins coûteux de construire plusieurs maquettes pour des tests
que de construire un vaisseau définitif. Un boilerplate n’a aucune fonction de
vols, d’ailleurs certains sont vides à l’intérieur.
Les Boilerplates ont servi au sol, dans
les / ou comme chambres à vide de la NASA (vacuum chamber) ou même en vol, au
sommet d’un lanceur. Tous cela pour étudier les différentes caractéristiques
qui serviront plus tard au vaisseau définitif.
Pour ce qui nous concerne, il y a eu une
trentaine de Boilerplates de construits pour le programme Apollo.
Celui dont il est question ici, a la
dénomination Boilerplate BP-K.
Le BP-K a été construit en 1966à la demande de l’ingénieur de la NASA John
H. Kimzey qui en avait besoin pour des tests incendie et extinction d’incendie.
Il a été modifié spécialement afin de
recevoir une atmosphère pure d’oxygène à différentes pressions et servir de
chambre à vide lors des tests incendie.
Il a été construit par la société Ace
Fabricating, basée à Clute au Texas. Il est issue d’une série numérotée 1200.
Il pèse plus de 8 000 kilos et son revêtement est en métal.
Après l’accident d’Apollo 1 en 1967, il
a été de nouveau modifié afin de faire de nouveaux tests incendie avec les
nouveaux matériaux qui seront par la suite agréés pour être installé à bord des
capsules Apollo opérationnelles.
Il a servi ensuite durant le programme
Apollo à des tests de récupération en mer, à l’entrainement des plongeurs en
piscine pour l’installation du collier de flottaison.
Après le programme Apollo, il a été de
nouveau modifié afin de tester le système de protection thermique de la navette
ainsi que les tuiles isolantes jusqu’en 1983 où on arrête de s’en servir.
La numérotation originelle a été perdue
et l’on a gardé la dénomination non-officielle BP-K.
En vue de sa première exposition au
public, au milieu des années 90 , il a été décidé de le garder, avec une entrée
de tuyau qui servait pour les tests. Mais plusieurs équipements électriques
ainsi que la petite trappe qui servait à mettre des objets à l’intérieur ont
été retirés. C’est la société Hernandez Engineering sous la conduite de Roger
Eklund qui s’est chargé de la préparation et restauration à la demande du JSC.
Une fois la trappe enlevée, l’ouverture
a été rebouchée à l’époxy et la capsule repeinte. Une écoutille a été peinte
d’après les mesures de celle de la capsule Apollo 17 qui se trouve exposée au
Space Center. Ce sont près de 800 kilos de matériel divers qui ont été retirés.
(source Space News Roundtrup du JSC de
1995).
Jusqu’en 2001, le BP-K était exposé
devant l’Astrodome de Houston devant la porte d’entrée Minworth à un angle de
36°.
Puis, il a été exposé à l’entrée du
Johnson Space Center, dans un petit jardin devant le Building 13, et a de
nouveau bougé en 2008, suite à la destruction d’une ancienne partie du JSC.
Il
est depuis situé dans le T-38 Talon Park, entre le Space Center et le Johnson
Space Center, sur la NASA Road. Il est juste derrière les deux T-38.
Le 5 octobre 1962, sortait sur les écrans le premier James Bond : James Bond 007 contre Dr No.
Depuis 50 ans, il y a eu 25 aventures bondesques, et presque autant de rapports avec le spatial.
Je vous propose ici, une petite rétrospective rapprochant James Bond et le spatial.
GOLDFINGER
Là, c'est surtout un clin d'oeil humoristique.
L'acteur jouant le méchant Goldfinger était l'allemand Gert Fröbe. Mais celui-ci ne parlait pas anglais lors du tournage. Il a été doublé dans la version originale par un acteur qui s'appelait ... Michael Collins (mais il se doubla lui-même dans la version française, car il le parlait très bien).
OPERATION TONNERRE
James Bond utilise un Jetpack
ON NE VIT QUE DEUX FOIS
Sorti en 1967 et réalisé par Lewis Gilbert
James Bond part au Japon afin d'enquêter sur la disparition / vol d'une capsule spatiale américaine alors que celle-ci était en orbite.
On voit une capsule type Gemini et une EVA (comme celle de Ed White avec Gemini 4). Les combinaisons portent le patch de la NASA. Lors de cette première partie, on voit le Mission Control, mêlant véritables images et reconstitutions cinématographiques.
(Photo signée par l'acteur George Rubinek qui joue un des astronautes enlevés en vol)
Aidé par les services secrets japonais, dont la jolie Aki, l'enquête le fait remonter à la société Osato Chimicals dirigée par Mr Sato. Cette société possède un navire-cargo, le Ning-Po, où Bond découvre une cargaison d'oxygène liquide utilisée pour le carburant des fusées.
Les services secrets japonais découvrent que la cargaison est déchargée sur l'île de Matsu.
Les russes envoient une capsule à leur tour mais celle-ci est aussi capturée et volée par un gros vaisseau, que l'on voit à l'écran. Ce vaisseau atterrit sur l'île, dans le cratère du volcan, qui possède un lac en trompe-l'oeil mais qui est en fait une base secrète dirigée par le très méchant Ernst Stavro Blofeld qui dirige le S.P.E.C.TR.E.
Les américains décident de renvoyer une nouvelle capsule mais préviennent qu'ils attaqueront les russes en représailles si celle-ci disparaît.
James Bond réussit à libérer les astronautes et cosmonautes. Cependant le vaisseau de Blofeld décolle quand même afin d'attaquer la nouvelle capsule. Mais Blonfeld est arrêté grâce à l'action de Bond.
Quelques infos en plus :
- Le tournage s'est déroulé en partie sur les îles Matsu de Taïwan et quelques vues ont été prises à Cape Kennedy.
- Le volcan est le Mont Aso, qui est un le plus grand volcan japonais et qui est un des plus actifs.
- Le scénario a été repris dans L'Espion qui m'aimait, mais l'espace a été transposé et remplacé par le monde sous-marin.
LES DIAMANTS SONT ETERNELS
Sorti en 1971 et réalisé par Guy Hamilton. Sean Connery reprend son rôle, après l'intermède George Lazenby (Au service secret de sa Majesté). Mais ce sera la dernière fois (avant Jamais plus Jamais).
James Bond est toujours à la recherche de Stavro Blofeld, qui a tué sa femme dans le précédent épisode. Il enquête sur la disparition de diamants sud-africains.
Lors de son enquête, il découvre un laboratoire spatial. Il manque d'être tué à l'intérieur et s'en réchappe grâce à l'utilisation d'un véhicule lunaire type Buggy (comme le LRV d'Apollo).
Bond va apprendre que les diamants doivent servir à la fabrication d'un satellite. Un satellite spécial car celui est un satellite de la mort.
Bond Découvre la base de Blofeld et la détruit. Il met aussi le satellite hors-service.
Quelques infos en plus :
- La fuite de Bond en Buggy se fait avec un passage sur des décors de surface lunaire. Cela est une référence directe à la théorie du complot qui accusait la NASA de ne pas avoir fait réellement alunir ses astronautes lors des missions Apollo.
Le tournage a eu lieu du 3 avril au 7 septembre 1971, et la scène du Buggy a été tournée avant l'alunissage d'Apollo 15 qui a utilisé pour la première fois une jeep lunaire.
- Le ''Moon Buggy'' a été retrouvé au début des années 1990 complètement abandonné par le James Bond Fan Club.
- Le technicien qui se fait ''engueuler'' par le riche propriétaire Whyte dans le laboratoire spatial est un vrai technicien de la NASA qui faisait de la figuration. On le voit également dans On ne vit que deux fois, dans la scène d'ouverture (capture de la capsule spatiale américaine).
MOONRAKER
Ce opus est sorti sur les écrans en 1979 et a été réalisé par Lewis Gilbert.
Le scénario est de Christopher Wood qui avait déjà signé celui de L'Espion qui m'aimait.
Cet épisode n'était pas franchement prévu. A la fin de L'Espion qui m'aimait, il était annoncé Rien que pour vos yeux. Mais avec le succès de Star Wars et de Rencontres du troisième type, les producteurs ont voulu ''surfer'' sur la vague Space.
James Bond, interprété par Roger Moore, enquête sur la disparition d'une navette spatiale appelée Moonraker.
Pour son enquête, il va interroger le responsable de la construction de la navette, Sir Hugo drax (joué par Michael Lonsdale), et rencontre la très séduisante astronaute Dr Holly Goodhead (jouée par Lois Chiles).
Il apprendra que c'est Drax, lui-même, qui est le responsable de cette disparition. Drax rêve d'une sorte d'Arche de Noé spatiale en détruisant toute vie sur la Terre, par le poison, et en gardant une sorte de ''super race'' de géniteurs et génitrices triés sur des critères très particuliers et qui se trouvent dans une station spatiale invisible de la Terre.
Bond trouve la base secrète de Drax qui se trouve aux confins du Brésil, cachée dans les cascades d'Iguazu.
James Bond assiste au décollage de quatre navettes Moonraker. Drax a volé la quatrième car il en avait tout simplement besoin. Celle prévue n'étant pas finie d'être construite.
Bond et Goodhead décolle à bord d'une sixième navette et s'arrime à la station spatiale de Drax.
S'ensuit plusieurs péripéties à l'intérieur de celle-ci, dont certainement une des plus mémorables, si ce n'est la plus mémorable, bataille spatiale de l'histoire du cinéma avec des dizaines de méchants en apesanteur tirant sur Bond au laser.
C'est d'ailleurs lors de cette bataille que Drax meurt et que la station spatiale est détruite. Bond et Goodhead échappent de peu à la mort (grâce à Jaws) et sauvent l'humanité.
Quelques infos en plus :
- Le Dr Goodhead manque d'être assassinée lors d'un test en centrifugeuse.
- Film nominé au Saturn Award pour les meilleurs décors et meilleur film de SF.
- La mélodie du digicode du laboratoire à Venise est celle de Rencontres du troisième type.
- Les navettes Moonraker sont largement inspirées de la navette américaine qui n'avait pas encore volé (la première, Columbia, volera en 1981). D'ailleurs, comme il n'y avait pas de modèle de référence pour le décollage, celui d'une Moonraker diffère de celui d'une vrai navette.
- James Bond rencontre pour la première fois le Dr Goodhead au Centre Georges Pompidou à Paris, qui passait alors pour ce qu'il y avait de plus moderne, novateur et donc forcément spatial.
- Le son du panneau de contrôle de la centrifugeuse est le même son que celui de l'allumage de l'ordinateur dans Alien (au début à 2 min 55).
- La chasse à cour dans le château de Drax utilise pour l'appel au cor de chasse, le fameux début de 2001 Odyssée de l'Espace.
Le film a coûté très cher. Plus de deux fois le budget du précédent opus. Mais il a battu tous les records de recettes de tous les Bond, jusqu'en 1997 et GoldenEye.
Certains trouvent le film moyen, d'autres absolument génial. Chacun sa sensibilité, mais Moonraker s'inscrit parfaitement dans son époque, à savoir la fin des années 70.
Le 3 octobre 1962, la capsule
Sigma 7 (MA-8), avec à son bord l’astronaute Walter MSchirra décollait de Cape
Canaveral du pad de tir LC-14.
(FDC départ signé par le Flight Director Chris Kraft)
La mission avait été reportée
plusieurs fois, notamment à cause d’un problème avec le lanceur Atlas.
La mission était
essentiellement technique, pour tester la capsule en vu d’un vol longue durée.
Ce vol était prévu pour durer deux fois plus longtemps que les deux précédentes
missions orbitales Mercury et donc de voir également les effets de la
microgravité sur un astronaute qui resterait 6 orbites, soit plus de 9 heures
dans l’espace.
Cette orientation technique de
la mission explique en partie le choix du nom donnée par Walter Schirra à sa
capsule : Sigma. Et aussi le symbole mathématique ∑
(sigma) afin de bien montrer ce que l’on attendait de ce vol technique.
(Patch commémoratif reprenant la symbolique Sigma)
L’étude des capacités opérationnelles
de la capsule Mercury était une donnée importante du programme. Aussi plusieurs
parties du vol étaient consacrées à cela : manoeuvrabilité en vol
(rotation, inclinaison, lacet, gyroscopes, etc…). D’autres parties de la
mission étaient de vérifier la capacité des stations de tracking installées
autour du globe.
(Préparation du vol avec Chris Kraft et Walter Schirra)
Des opérations d’observations
de certaines parties de la Terre et des photographies en orbite avec un
Hasselblad 70mm étaient aussi au programme.
(Vue de l'Amérique du Sud depuis Sigma 7)
Plusieurs modifications
avaient été ajoutées à la capsule et au lanceur. Il y avait également une ‘’Bombe
Sofar’’, dispositif qui se libérait au moment du déploiement du parachutes et
qui explosait dans l’eau. Ce système était pour faciliter les recherches des
navires de récupérations. L’onde de choc dans l’eau se répercutait et on la
détectait avec une sorte de sonar.
La mission se passe très bien,
sans de problèmes notables. Le seul petit souci a été un problème de régulation
de la température avec la combinaison de Walter Schirra.
Lors de ses orbites, l’apogée
de Sigma 7 était de 283 km pour un périgée de 161 km.
Après 6 orbites et 9h et 13
minutes de vol, Walter Schirra amerrit dans l’Océan Atlantique avec une
précision redoutable, à seulement 800 mètres du navire de récupération USS Kearsarge.
(FDC du navire de récupération USS Kearsarge)
(FDC commémorant le retour de Sigma 7. Celui tout en haut est signé par le Flight Director Chris Kraft)
Ce vol réussi, permit sans
aucun doute, une meilleure préparation pour le prochain vol d’une capsule
Mercury, qui serait un vol de très longue durée (pour l’époque). Ce vol, Fait 7
avec Gordon Cooper aurait lieu le 15 mai 1963 !
La capsule Sigma 7 est aujourd’hui
exposée dans le Hall of Fame de Titusville en Floride.
Pendant et après le vol, de nombreux souvenirs ont été confectionnés, notamment en philatélie.