dimanche 18 novembre 2012

La capsule Apollo 10 – Charlie Brown - au Science Museum de Londres

Il n'y a qu'une capsule Apollo ayant voyagé visible en Europe. Il s'agit de Charlie Brown de la mission Apollo 10 qui a tourné autour de la Lune en 1969.
 
Elle se trouve au Science Museum de Londres. Ce super musée, gratuit (sauf les suppléments type films IMAX) se trouve à South Kensington et est très facile d'accès.

Le 18 mai 1969 s’envole la mission Apollo 10 vers la Lune. A bord de la capsule baptisée Charlie Brown se trouvent les astronautes Thomas Stafford, Gene Cernan et John Young.
 
(Crédit Photo : NASA / Gene Cernan, pilote du LEM et un poster Snoopy)
L’équipage s’envole vers la Lune. Cette mission est la ‘’répétition générale’’ avant la prochaine mission qui déposera le premier équipage sur la Lune.
 
 
Le 22 mai, la capsule Charlie Brown avec John Young à l’intérieur se sépare du LEM, baptisé Snoopy. A l’intérieur de celui-ci, Tom Stafford et Gene Cernan qui vont le tester et descendre jusqu’à 15 km  de la surface lunaire. La mission est une réussite et la prochaine mission, Apollo 11, ira sur la Lune.
 
(Crédit Photo : NASA - On voit très bien que le revêtement de la capsule n'a pas encore souffert de son retour dans l'atmosphère)
(Dessin artiste d(American Rockwell Corporation)

(John Young montre un dessin de Charlie Brown pendant le vol)
(Snoopy et Charlie Brown au Mission Control avec Charlie Duke)
L’équipage retourne sur Terre avec Charlie Brown et amerrit dans l’océan pacifique le 26 mai 1969 et c'est le porte-avions USS Princeton qui les recueille.
 
(FDC Récupération Apollo 10 de l'USS Princeton)
La capsule Apollo 10 Charlie Brown (Command Module 106) a été reçue par la Smithsonian Institution en janvier 1970 puis a été transférée en Europe où elle ‘’s’est posée et s’est exposée’’ en URSS, aux Pay-Bas, en France, Monaco et autres pays européens avant de gagner définitivement le Science Museum de Londres en 1976 (inventaire 1976-106).

La capsule voyagea beaucoup avant son exposition définitive. C’était un ‘’European Tour’’. Pays de Galles en 1971 au Museum of Transports de Glasgow et au Transport Museum de Londres, par exemple. Elle serait même restée un an ou deux en France ! (je recherche des infos à ce sujet).

Durant ce ‘’tour’’, la capsule était souvent accompagné d’une Moon Rock et les foules se sont déplacées en masse.
 
(Crédit Photo : London Science Museum / Arrivée au Science Museum)
Exposée à l’origine dans la galerie Exploration Space (ce qui est logique), la capsule Charlie Brown a été déplacée dans celle du Making the Modern World. Un peu moins judicieux comme choix mais il manque un peu de place dans la galerie Exploration Space surtout avec la réplique grandeur nature du LEM sur la Lune.
 
(Apollo 10 Charlie Brown en 2007)

(Apollo 10 Charlie Brown en 2012
(Apollo 10 Charlie Brown en 2012)
La trappe d’accès ou écoutille, elle, n’est pas exposée avec la capsule. Elle a été exposée un temps au Michigan Science & Space Center (MSSC). A la fermeture du MSSC en 20003, celle-ci aurait du aller au Air Zoo de Portage toujous dans le Michigan, mais il semblerait que pour l’instant, elle soit toujours en stockage et non exposée au public. Elle a été totalement dégarnie des parties mécaniques.
 
(Crédit Photo : Smithsonian Institution)
Il y avait auparavant des mannequins à l’intérieur de la capsule, comme ici en 2003.
 
 
Le 23 mai 2009, pour les 40 ans d’Apollo 10, le plexiglas qui protège l’orifice de la trappe d’accès avait été exceptionnellement enlevé pour le public.

 
19 août 2011, le plexiglas qui protège l’orifice de la trappe d’accès avait été enlevé aussi pour la journée et le public avait été invité officiellement par le Science Museum à profiter de l’occasion pour voir l’intérieur de la capsule.

 
La façon dont est exposée la capsule permet de la voir dans presque tous ses états. On peut surtout constater, de très très près, le résultat que la rentrée dans l'atmosphère a causé sur le bouclier thermique. On peut dire que cela a chauffé !  Et elle est tellement près et accessible, que la tentation est grande de la toucher !

(Série de photos prises en 2012)

Le Stafford Air and Space Museum à Weatherford dans l’Oklahoma (où est né Tom Stafford, le Commandant de cette mission Apollo 10) demande depuis plusieurs années que Charlie Brown retourne aux USA et soit exposé chez eux.

La capsule a aussi la nomenclature CSM-106.

samedi 17 novembre 2012

NASA - Johnson Space Center de Houston - Electromagnetic Interference / Electromagnetic Compatibility Test Facility


Le département Electromagnetic Interference / Electromagnetic Compatibility Test Facility (EMI/EMC) est un département important de la NASA. Celui de Houston se trouve dans le Building 14 du Johnson Space Center.
 
(Crédit Photo : Spacemen1969 / Space Quotes - Souvenirs d'espace)
Ce département s’occupe de tester, d’évaluer et de certifier le matériel utilisé par les équipages en vol, les équipes au sol, comme tous les moyens de communications, de guidage, de navigation, d’instrumentation ainsi que les moyens informatiques et de robotiques sans oublier le biomédical.
 
(Crédit Photos : NASA)
Comme son nom l’indique, les tests doivent vérifier qu’il n’y a pas d’interférences quelques qu’elles soient et que la compatibilité doit être optimale entre les différents instruments utilisés.

Pour ce faire et qu’il y ait validation, les tests comportent :

-          Test d’évaluation et de développement
-          Tests de résistance aux radiations émises et reçues
-          Tests de compatibilité entre les logiciels au sol et les logiciels en vol (hardware et software)
-          Contrôle des paramètres des données reçues et envoyées
-          Respect des règles de sécurité

A cette fin, l’EMI/EMC possède de nombreuses installations spécifiques comme une chambre anti-échos, une chambre d’interférence électromagnétique, une chambre de compatibilité électromagnétique, des bancs d’essais labos spécifiques, etc…
 
(Crédit des Photos : Spacemen1969 / Space Quotes - Souvenirs d'espace)
(Crédit Photos : Spacemen1969 / Space Quotes - Souvenirs d'espace)

jeudi 1 novembre 2012

Programme Gemini - Mission No Shave / No Bath (Pas de rasage / pas de douche)


Le 16 mars 1965, débutait la ‘’mission No Shave No Bath’’ (pas de rasage, pas de douche).

Cette mission consistait en une simulation importante pour le programme Gemini, puisqu’elle allait simuler sur Terre, une mission spatiale de longue durée.
La simulation s’est faite avec 6 pilotes de l’US Air Force et de l’US Navy (âgés entre 25 et 28 ans) et s’est déroulée au Naval Air Engineering Center de Philadelphie.

L’expérience avait pour but de connaitre les réactions de l'homme au cours d'un vol spatial prolongé simulé.

Ce test, grandeur nature, devait préparer l'un des objectifs principaux du programme Gemini, à savoir les vols de longue durée. C'était un test de préparation pour la future mission Gemini 7.

Au moment de la fin de cette simulation, le programme Gemini débutait.
Seule la mission Gemini 3 avait eu lieu et sa durée de vol n'était que de 04h52.
Mais surtout, cette simulation avait débuté avant la mission Gemini 3. Les ''astronautes'' ont même assisté au décollage de Gemini 3 de ''leur vaisseau spatial''.
Ces six hommes ont porté en permanence, même pour dormir, leur combinaison pressurisée.

Durant 21 des 34 jours de la simulation, les six hommes vécurent dans une atmosphère confinée à oxygène pure à 100% et une cabine pressurisée comme à 10 000 mètres.

Il y avait 2 autres pilotes qui ont participé aussi à cette simulation dans un autre espace, mais avec une atmosphère normale.

Cette expérience a permis d’étudier les effets de l’oxygène pur dans l’organisme pour un vol de longue durée et ses effets dans le sang et sur les poumons.

‘’Cela a permis de confirmer que l’homme pouvait vivre au minimum un mois dans l’espace sans effets négatifs’’ a déclaré le Commander Kenneth R. Coburn, le responsable du projet.

La nourriture a été préparée spécialement par la NASA. Ce sont des plats déshydratés. Chaque plat revenait tous les 4 jours. Les ‘’astronautes’’ mangeaient directement dans le sachet de préparation car il n’y avait ni plateaux ni couverts. Et apparemment, les hommes n’ont pas détesté du tout cette nourriture. Le Lt Abbitt a même déclaré ‘’Délicieux’’.

Ils étaient surveillés en permanence par une équipe médicale dirigée par le Navy Flight Surgeon, le Dr Gary Kellett. Il a été observé, que malgré le fait de vivre dans une atmosphère potentiellement très dangeureuse (oxygène pur), le mental et le moral avait été excellent.

Il a été constaté une perte importante de peau, qui se retrouvait par terre. Le fait de ne pas se laver, et donc, de ne pas hydrater la peau, entrainait cette perte. En apesanteur, ces pertes de peau pourraient causer quelques problèmes.

Même la barbe des ‘’astronautes’’ a été étudiée et il en a résulté que celle-ci ne poserait aucun problème en apesanteur, même si on la laisse pousser pendant longtemps.

La photo ci-dessous date du 19 avril 1965. C'est une photo AP - Associated Press (de Paris). Elle montre la sortie des ‘’astronautes’’ après 34 jours de mission, le 18 avril.

Elle s'intitule Honneur aux Barbus.

On voit ici ces six hommes au sortir de cette simulation, sans rasage, ni ... lavage  ;)
1er rang assis de gauche à droite  : Lt Jerry Munger, Lt James B. Abbitt et Lt William McBride

2ème rang debout gauche à droite : Lt Carl Yung, Lt Cyrus W. Strickler III et Lt Karl Foster.
Quelques articles sont parus dans la presse, donc celui-ci qui montre également la photo ci-dessus (Tucson Daily Citizen du 19 avril 1965).