lundi 21 septembre 2020

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00394 / Livret Congrès Time World 2019 signé par une centaine des invités dont les 8 astronautes présents


Un Jour - Un Objet Spatial n° 00394
Livret Congrès Time World 2019 signé par une 
centaine des invités dont les 8 astronautes présents


Du 21 au 23 novembre 2019, se tenait à Paris, à la Cité des Sciences, le 1er Congrès Time World. Je vous en avais déjà parlé lors de la présentation presse faite à la Tour Eiffel le 28 juin 2019.


Ce Congrès sur le temps, organisé par Innovaxiom et sa présidente Laurence Honnorat, avec de nombreux partenaires, était le 1er du genre. Plus d'une centaine d'orateurs participants étaient réunis pour ce qui était un Congrès passionnant.

Malheureusement, je me trouvais hospitalisé à ce moment-là, et à ma grande tristesse, je n'ai donc pu m'y rendre.

Mais les amis que sont Laurence Honnorat et Gilles Dawidowicz (qui était le modérateur de la table-ronde avec les astronautes) m'ont fait un MAGNIFIQUE cadeau : le livret d'accueil signé par près d'une centaine des orateurs présents (que de qualité), des amis, et aussi les 8 astronautes qui étaient sur place lors d'une des tables-rondes qui leur était consacrée :

- Michel Tognini
- Kay Hire
- Gennady Padalka
- Jean-François Clervoy
- Koichi Wakata
- Claudie Haigneré
- Jean-Pierre Haigneré
- Terry Virts

Malgré un emploi du temps qui a dû être plus que surchargé, ils ont pris le temps de me penser à moi pour cet unique objet - cela me touche énormément et à chaque fois que je le regarde, je suis très ému par leur gentillesse mais aussi celles des invités et des amis qui y ont contribué.

MERCI MERCI MERCI


Le prochain Congrès Time World aura lieu en janvier 2021 à Paris - il sera consacré au hasard.
Toutes les infos ici : https://timeworldevent.com/2021/fr/ 


Edit du 6 octobre 2020 : ce midi a été annoncé les lauréats du Pix Nobel de Physique 2020 : Andrea . Ghez, Rheinhard Genzel et Roger Penrose. Les deux premiers l'ont reçu pour la découverte de Sagitarrius A (objet super massif au centre de notre galaxie) et le dernier pour sa découverte que la formation d'un trou noir est conforme à la théorie de la Relativité Générale.

Ce dernier était un des invités de ce congrès Time World 2019 et il avait gentiment dédicacé ce livret.


Crédit : Collection Stéphane Sebile
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             Charlotte Sebile

vendredi 18 septembre 2020

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00393 / Livret 1977 Youri GagarIne par Novosti


Un Jour - Un Objet Spatial n° 00393
Livret Biographie de Youri Gagarine
de 1977 par l'agence Novosti


En 1977, l'agence de presse soviétique Novosti publie à destination d'un public francophone une biographie sur Youri Gagarine de 40 pages en français et avec des diZaines de photos en N&B.



Novosti était la grande agence d'information (de désinformation diront certains soviétique puis russe. Créée en 1941 après l"entrée des allemands en URSS, elle avait pour but d'informer les populations par radio et journaux sur les progrès des militaires russes lors de la 2ème guerre mondiale.

En 1944, un département spécial a été créé pour les pays étrangers, avec la diffusion d"émissions de radio et de journaux dans la langue du pays. La France faisait partie des pays ''a informer"".

Ces publications étaient bien sûr propagandistes - je ne vais pas rentrer dans le détail, le pour ou le contre, des historiens l'ont fait, et de façon très intéressante et impartial (je vous laisse chercher)très grand nombre, elles sont difficiles (et donc peuvent être onéreuses) à trouver en bon état aujourd'hui.. Bien que diffusées à grand nombres, elles sont difficiles à trouver en bon état (d'où certains prix un peu onéreux).

Le spatial, la course à l'espace n'échappa pas à ce ''partage d'information''. Il y a eu de très nombreuses publications spatiales soviétiques en français des années 1950 aux années 1980. Il y a un style certain ''à la gloire de'' mais elles restent très intéressantes au niveau documentation et même au point de vue historique.

Novosti perdura après la chute de l'URSS en 1991 en devenant RIA Novosti, et elle sera replacée par ''Rossia Segodnia'' en 2013.

Cette biographie de 40 pages est toute à la gloire de Youri Gagarine, véritable héros et icone d'une Russie communiste. La biographie n'échappe pas à la règle et chaque page est ''à la gloire'' du héros, mais on ne va pas bouder son plaisir. Le livret est plaisant avec beaucoup de photos (on ne connaissait pas photoshop à lépoque et les sourires de Youri sur certaines photos s'en ressentent.


Ce livret est oublié en 1977, l'année des 20 ans de Spoutnik.


HappyCollecting !

Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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             Charlotte Sebile

jeudi 17 septembre 2020

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00392 / Carte Postale soviétique des 7 premiers cosmonautes Interkosmos

 
Un Jour - Un Objet Spatial n° 00392
Carte Postale soviétique 
des 7 premiers cosmonautes Interkosmos


En 1982, le Musée de la Cosmonautique à Moscou propose à la vente cette très chouette carte postale qui représente les 7 cosmonautes du programme Interkosmos qui ont volé avec les soviétiques à bord de la capsule Soyouz entre 1978 et 1980.

Son prix est de 5 kopeks et le tirage est de 200 000 cartes.

On y voit donc les 7 premiers cosmonautes Interkosmos en uniforme militaire réunis au célèbre Pavillon Cosmos (n° 34) du Musée de l'Astronautique et de l'Aviation du VDNKH (célèbre parc d'expositions où se trouve le musée) sous une réplique de la station spatiale Saliout 6 (vers où se sont tous arrimés leurs missions sauf celle d'Ivanov), photo pas si courante que ça, ce qui fait tout l'intérêt de cette carte en couleur. Au verso est inscrite (en 4 langues : russe, anglais, français et allemand) la phrase suivante : Cosmonautes des pays socialistes dans le pavillon du ''Cosmos''.

Une carte assez facile à trouver en état moyen mais très difficile à trouver en superbe état. 

De gauche à droite :

- Pham Tuan (Vietnam) : Soyouz 37 du 23 au 31 juillet 1980
- Vladimir Remek (ex-Tchécoslovaquie) : Soyouz 28 du 2 au 10 mars 1978
- Georgi Ivanov (Bulgarie) : Soyouz 33 du 10 au 12 avril 1979
- Miroslav Hermazewski (Pologne) : Soyouz 30 du 27 juin au 5 juillet 1978
- Bertalan Farkas (Hongrie) : Soyouz 36 du 26 mai au 3 juin 1980
- Sigmund Jähn (ex-Allemagne de l'Est) : Soyouz 31 du 26 août au 3 septembre 1978
- Arnaldo Tamayo Mendez (Cuba) : Soyouz 38 du 18 au 26 septembre 1980

On remarquera l'absence de Jugderdemyin Gourragcha (Mongolie) qui a volé sur Soyouz 39 du 22 au 30 mars 1981 et Dimitriu Prunariu (Roumanie) qui a volé avec Soyouz 40 du 14 au 22 mai 1981 , ce qui laisse penser que la photo date de fin 1980, même si la carte postale n'est vendue qu'à partir de 1982.


Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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             Charlotte Sebile

jeudi 10 septembre 2020

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00391 / Autocollant Aérospatiale 20 ans Patrick Baudry


Un Jour - Un Objet Spatial n° 00391
Autocollant Aérospatiale Patrick Baudry
La qualité c'est la vie / Hermes



En 1990, Aérospatiale célèbre ses 20 ans.

Créée en 1970 sous le nom de Société Nationale Industrielle AéroSpatiale (SNIAS), elle rebaptisée Aérospatiale, société nationale industrielle en 1985, mais elle était plus couramment appelée Aérospatiale.

C'était le premier constructeur aéronautique et astronautique européen (Concorde, Airbus, Transall, ATR, Gazelle, Lynx, Tigre, etc... Ariane, missiles, etc...). Elle était aussi prévu pour être le main d'oeuvre de la navette spatiale Hermès.

En 1999, elle devient Aérospatiale Matra puis disparaît en 2000, lors de sa fusion avec DASA et CASA qui deviennent EADS. Puis devient Airbus Group en 2014, puis Airbus en 2017.

La Division Systèmes Stratégiques et Spatiaux était chargée de développer la future (à l'époque) navette européenne Hermès lancée en 1985 (décision de février 1984 de François Mitterrand). Aérospatiale était le maître d'oeuvre industriel ainsi que de la cellule, de l'avionique, des zones de travail.

En 1986, après son vol spatial STS-51G (juin 1985), Patrick Baudry devient le conseiller d'Aérospatiale pour Hermes, puis devient le pilote d'essais du programme. A cette époque, on parle d'un premier lancement habité au sommet d'une Ariane 5 pour 1999.

Le programme Hermès est abandonné en 1992. Je vous invite à consulter les différentes monographies consacrées au programme Hermès pour tout savoir dessus et sur les causes d'abandon qui ne sons que financière.

On trouve beaucoup (tout est relatif), enfin, je devrais dire qu'il y eu, au niveau communication d'Aérospatiale, plusieurs supports montrant Patrick Baudry et Hermès.


J'ai choisi un des plus difficiles à trouver en bon état : un autocollant.
(voir aussi les objets Aérospatiale / Hermes n° 00032 et n° 00102).

On peut remarquer que c'est quasiment toujours la même photo de Patrick Baudry qui est utilisée.
L'autocollant proclame aussi la maxime de la division chargée d(Hermès : La qualité c'est la vie.


Happt Collecting !

Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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Remerciement : Charlotte Sebile

mercredi 9 septembre 2020

35ème anniversaire de la 2ème sélection du CNES / 9 septembre 1985


Il y a exactement 35 ans, ce lundi 9 septembre 1985, le CNES présentait sa 2ème sélection d'astronautes - ils étaient 7 ce jour-là : Jean-François Clervoy (26 ans), Claudie André-Deshays (28 ans), Jean-Jacques Favier (36 ans), Jean-Pierre Haigneré (37 ans), Frédéric Patat (27 ans), Michel Tognini (35 ans), et Michel Viso (34 ans).


En juin 1980, lors de la première sélection du CNES (voir article complet ici), il fallait trouver deux astronautes pour un vol qui était déjà programmé. Pour cette sélection de 1985, c'est totalement différent : le CNES créé spécifiquement un corps d'astronautes (auxquels vont s'adjoindre Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry) pour des missions futures, non programmées, avec en plus pour le programme Hermes qui vient d'être lanvé.

1 100 dossiers de candidatures seront retirés auprès du CNES. Deux groupes de travail ont étudiés les 715 dossiers revenus complétés et 8 candidats ont été retenus (on n'en voit que 7 sur la présentation à la presse mais je vous explique pourquoi plus bas). Ils ont été répartis en deux catégories : Expérimentateurs (André-Deshays, Favier, Patat, Viso) et ingénieurs de bord (Clervoy, Haigneré, Tognini). Les expérimentateurs devaient voler sur la navette spatiale et les ingénieurs de bord sur le Soyouz (et accessoirement sur Hermes). On remarquera que les civils devaient voler avec les américains et les militaires avec les soviétiques (comme on les appelait alors).

Michel Tognini, Claudie Haigneré et Jean-François Clervoy se souviennent très bien de cette sélection, et ils nous partagent leurs souvenirs :

Comment avez-vous su qu'il y avait une sélection et pourquoi vous y êtes vous présenté ?
Michel T. : Nous avons reçu un télex au Centre d'Essais en Vol - j'étais pilote d'essais et je voulais participer au recrutement pour le projet Hermes.

Claudie H. : Une petite annonce du CNES (Appel à candidatures pour la sélection d'astronautes scientifiques) dans le couloir su service hospitalier (Hôpital Cochin) où je travaillais comme rhumatologue. 
Et la reviviscence d'un rêve d'enfant (à 12 ans fascinée par le spectacle de l'alunissage d'Apollo 11) ?
Et cette envie ''d'oser mon rêve''.

Jean-François C. : Travaillant au CNES à Toulouse depuis un an, j'ai naturellement appris à l'automne 1984 (j'allais sur mes 25 ans) sur place qu'une nouvelle sélection d'astronautes se préparait. Des collègues qui connaissaient mes activités de parachutiste et de pilote privé me disaient << c'est pour toi >>.

Effectivement, il me semblait évident que cette aventure me convenait parfaitement, étant passionné d'astronautique, curieux, d'un tempérament ''problem solver'' et déjà actif dans diverses activités opérationnelles. J'ai attendu l'annonce officielle dans la presse pour effectuer ma première démarche en personne plutôt que par courrier puisque j'étais à 5 minutes à pied du service en charge d'organiser la sélection.

Je me souviens bien de ce jour car en ressortant du secrétariat avec le formulaire d'une page à remplir - il s'agissait de la première étape après quoi on recevait chez soi un dossier épais de candidature si le profil esquissé sur le formulaire intéressait le CNES - j'étais tellement excité que je suis ressorti du bâtiment sans remarquer les portes vitrées dont les autocollants venaient d'être retirés et pas encore remplacés après nettoyage de la baie vitrée. Mon nez a rebondi violemment sur la vitre coulissante et je suis retourné aussitôt dans le même bureau pour demander des mouchoirs en papier. Le regard horrifié de la secrétaire m'a fait comprendre que c'était sérieux. Mon nez s'en souvient encore.

Quel souvenir avez-vous 35 ans après de cette sélection et de la présentation ?
Michel T. : Je garde un très bon souvenir de cette sélection, une sélection difficile mais qui s'est faite dans des conditions amicales, avec des personnes de différents corps de métier.

Claudie H. : Joie et fierté XXL
Puis, sans doute, surprise de découvrir que cela n'allait pas de soi d'avoir une femme dans l'équipe des 7 astronautes (cela ne m'avait pas traversé l'esprit).
Puis l'envie de me donner toutes les chances de passer du statut de ''candidat'' astronaute à celui d'astronaute assignée à une mission - j'ai très vite décidé de compléter ma formation de Docteur en médecine par un Doctorat de sciences.
Et 35 ans après, le bonheur de retrouver la fraternité des 7 comme si quelques mois seulement étaient passés.

Jean-François C. : Depuis 35 ans, je n'ai jamais cessé de penser à la chance que j'avais eu de mettre trouvé au bon moment, au bon endroit, avec le bon bagage académique. Bien sûr, il fallait aussi un fort engagement personnel pour donner le meilleur de soi à chaque étape.

En fait, l'annonce s'est faite en 2 étapes : une confidentielle dans le bureau du directeur général du CNES qui réunit les 8 finalistes retenus (sur un maximum de 10 que prévoyait la sélection (5 dans chacune des 2 catégories définies : une pour voler avec les américains sur la navette et une pour voler avec les soviétiques sur Soyouz) en nous prévenant que toutefois il se peut que lors de l'annonce officielle, nous serions peut-être que 7.
Ce n'était pas la meilleure d'apprendre que nous étions reconnus ''bon'' pour le job, sachant que l'un d'entre nous serait peut-^etre laissé derrière. Et ce n'est bien que 7 candidats qui ont été officiellement présentés à la presse en septembre. Le huitième (pilote de chasse qui allait commencé sa formation de pilote d'essais) s'était laissé dire qu'il rejoindrait peut-être le groupe après sa formation.

Il était clair  dès le départ que cette sélection n'était pas destinées à une ou des missions spatiales déjà bien identifiées (sauf peut-être le projet de mission franco-américaine à bord de la navette embarquant des singes Rhésus, donc visant le vétérinaire parmi les 4 ''spécialistes de charge utile'', et un projet de vol de longue durée en début de discussion avec les soviétiques visant l'un des 3 ''ingénieurs de bord''), donc nous étions conscients que notre affectation à un vol spatial n'était pas encore concret.

Très vite après cette annonce, nous avons eu l'occasion de nous retrouver tous les 7 ensemble invités à plusieurs événements et de faire ainsi plus ample connaissance en ressentant déjà un peu ce privilège commun que nous avions de faire partie de cette nouvelle ''élite'' spatiale française. Je pense par exemple au séminaire de prospective scientifique du CNES à Deauville, à la visite de l'équipage de la mission Spacelab D1 à l'Ambassade d'Allemagne accueillis à l'entrée par le jeune Jean-Yves Le Gall, alors conseiller auprès de notre ministre en charge des affaires spatiales, et le lancement du projet d'avion spatial Hermes à Villepinte. Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry nous y avait accueillis chaleureusement en nous laissant toutefois entendre qu'ils n'avaient pas tourné la page quand à leur ambition de revoler dans l'espace. Une certaine forme de concurrence ne faisait que commencer.
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Revenons un peu sur le profil de ces candidats (de gauche à droite comme sur la photo)

Jean-François Clervoy 


- 26 ans, il est Ingénieur de l'Armement à la DGA détaché au CNES de Toulouse au moment de sa sélection.
Il commence d'abord sa formation en tant qu'ingénieur de bord en URSS puis en 1992, il quitte le CNES pour être sélectionné dans le groupe d'astronautes ESA (toujours en 1992).
Il volera 3 fois dans l'espace avec la navette spatiale (STS-66 en 1994 puis STS-84 en 1997 et  STS-103 en 1999. Il a passé en tout 28 jours 03 heures 04 minutes dans l'espace.

Il prend sa retraite et quitte l'ESA en décembre 2018.

Claudie André-Deshays


- 28 ans, elle est médecin-vacataire rhumatologue et travaille à la Clinique de Rhumatologie du service de réadaptation de l'hôpital Cochin à Paris. En parallèle, elle travaille aussi au Laboratoire de physiologie neurosensorielle du CNRS à Paris.

Elle est par la suite responsable du Département Physiologie et Médecine spatiale au CNES entre 1990 et 1992 et est la responsable, entre 1989 et 1992, de la coordination scientifique des expériences de Sciences de la vie pour la mission Soyouz TM-15 Antares de Michel Tognini (1992).

Nommée doublure de Jean-Pierre Haigneré, elle commence sa formation de cosmonaute en octobre 1992 à la Cité des Etoiles. Elle sera sa doublure lors des missions Soyouz TM-17 Altaïr en 1993 et Soyouz TM-29 Perseus en 1999.

Claudie Haigneré (elle s'est marié avec Jean-Pierre Haigneré) vole deux fois en Soyouz (Soyouz TM-24 Cassiopée en 1996 et Soyouz TM-33 Andromède en 2001) devenant ainsi la première française (et la seule à ce jour) dans l'espace.
Elle devient astronaute ESA en 1999.

Elle prend sa retraite d'astronaute en 2002. Claudie Haigneré sera deux fois ministre : Ministre déléguée à la Recherche et Nouvelles Technologie de juin 2002 à mars 2004 puis Ministre déléguée aux Affaires Européennes de mars 2004 à mai 2005. De 2010 à 2015, elle est Présidente d'Universcience et revient à l'ESA jusqu'en 2020.

Claudie Haigneré a passé 25 jours 14 heures 22 minutes dans l'espace.

Jean-Jacques Favier


- 36 ans, Docteur en physique et en métallurgie et Docteur en ingénierie, il chef de groupe physique de la solidification (CENG) et travaille sur le programme Méphisto au CNES.

Il commence sa formation d'astronaute Spécialiste de Charge Utile (PS) en 1992 t il est la doublure de Chiaki Mukaï en 1994 pour STS-65. Il vole comme PS en 1998 lors de la mission STS-78.

Jean-Jacques Favier a passé 16 jours 21 heures 27 minutes dans l'espace. Il prend sa retraite d'astronaute en 1996.

Jean-Pierre Haigneré


- 37 ans, Commandant de l'Armée de l'Air et pilote d'essais. Il est le chef du Personnel Navigant à Brétigny-sur-Orge (Centre d'Essais en vol.

Jean-Pierre Haigneré commence sa formation de cosmonaute en août 1990 lorsqu'il est nommé comme doublure de Michel Tognini pour Soyouz TM-15 Antares.

Il effectue deux vols : Soyouz TM-17 Altaîr en 1993 et Soyouz TM-29 Perseus en 1999. En 1998, il intègre le corps des astronautes de l'ESA (qu'il a dirigé à son retour de mission).

Jean-Pierre Haigneré prend sa retraite en 2003 avec un total de 209 jours 12 heures 24 minutes dans l'espace (record français à l'heure actuelle).

Frédéric Patat


- 27 ans, assistant des hôpitaux à la Faculté de Tours. Il a participé au développement de l'échographe emmené par Jean-Loup Chrétien et Patrick Baudry. Fréd&ric Patat est ingénieur de Polytechnique et Docteur en Ingénierie au moment de sa sélection.

Affecté à de futurs missions en Soyouz au début des années 1990, il ne peut pas voler à cause d'un problème de myopie - problème hélas rédhibitoire chez les russes mais qui n'en n'aurait pas été un chez les américains (il avait été sélectionné à l'origine pour voler sur la navette spatiale).

Il est actuellement Professeur de Biophysique à l'hôpital de Tours.

Michel Tognini


- 35 ans, Commandant de l'Armée de l'Air et pilote d'essais. Adjoint au chef-pilote d'essais du Centre d'Essais en Vol de Cazaux.

Michel Tognini sera le premier de ce groupe à devenir cosmonaute et à voler. Il commence sa formation de cosmonaute en septembre 1986 lorsqu'il est nommé doublure de Jean-Loup Chrétien pour Soyouz TM-7 Aragatz (vol en 1988). Il sera titulaire pour Soyouz TM-15 en juillet 1992.
En 1995, il effectue une formation d'astronaute Spécialiste de Mission à la NASA - il volera sur STS-93 en juillet 1999.
Toujours en 1999, il intègre le corps des astronautes de l'ESA dont il dirigera le Centre d'entraînement entre 2005 et 2011.
Michel Tognini a passé 18 jours 17 heures 45 minutes dans l'espace.

Michel Viso


- 34 ans, Vétérinaire ingénieur de recherches INRA.

Michel Viso devait conduire des expériences avec un singe à bord de la navette spatiale en tant que Spécialiste de charge utile (PS) : c'était le programme Rhésus. Mais les nombreux reports de vols du programme navette ont empêché la mise en place de ce type de vol et Michel Viso n'a jamais volé. Il est actuellement le responsable de l'exobiologie au CNES.

Je vous ai parlé d'un 8ème sélectionné. Il s"appelait Bruno Gaillard et était pilote de chasse. Lors de la présentation, il commençait sa formation de pilote d'essais à l'EPNER et devait rejoindre le corps des astronautes juste après la fin de sda formation. Malheureusement, il s'est tué quelques mois plus tard (le 26 janvier 1988 à Cazaux) lors d'un vol d'entraînement en Mirage IIIB.

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1985-2020 : La photo des retrouvailles

Pour marquer le 35ème anniversaire de cette sélection, un événement spécial a été organisé par mon ami Pierre-François Mouriaux. Nous en avions parlé l'année dernière et chose incroyable, malgré le contexte sanitaite (coronavirus), la date décidée en décelbre de l'année dernière, à sa savoir le 5 septembre 2020 pour ces retrouvailles, a été maintenue...

C'est donc avec beaucoup de joie que nous avons accueillis au siège du CNES à Paris, six des sept sélectionnés de 1985 (Jean-Jacques Favier, retenu, n'a pas pu hélas se libérer).

C'est donc sur les marches mêmes où ils avaient posé il y a 35 ans, que nous avons fait poser, quasiment dans la même position Jean-François Clervoy, Claudie Haigneré, Jean-Pierre Haigneré, Frédéric Patat, Michel Tognini et Michel Viso.


Avec masques et sans les masques


Une photo pour l'histoire !

Jean-Jacques Favier étant absent, il a été convenu qu'il serait ajouté par photomontage au groupe - une photo avec un espace laissant sa place a été faite - à charge pour lui d'envoyer une photo de lui de plein pied, ce qu'il a fait - voici le résultat !


Dès que je l'ai en meilleure résolution, je la mets.

(crédit : L. Honnotat/Innovaxiom Montage : Mourad Cherfi - Air & Cosmos)

La photo ''historique'' des retrouvailles a été publiée cette semaine en double-page d'Air & Cosmos.


Le making-off de la photo

Laurence Honnorat (d'Innovaxiom) était chargée de la prise de vue. Il a fallu placé tout le monde dans à peu près la même position qu'il y a 35 ans. Et c'est plutôt bien réussi !


Je peux vous dire que ces retrouvailles ont été chargées d'émotion, tant pour les astronautes eux-mêmes bien sûr, que pour nous, les quelques privilégiés. Il y a 35 ans, ils étaient les héros de notre jeunesse, et là, on les réunissait de nouveau.

La journée s'est terminée par un restaurant en toute intimité avec de chouettes discussions et un grand souvenir pour nous tous.

Crédit ; Collection Stéphane Sebile - Spacemen1969 
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Remerciements : Pierre-François Mouriaux, Michel Viso, Claudie et Jean-Pierre Haigneré, Michel Tognini, Jean-François Clervoy, Jean-Jacques Favier et Frédéric Patat, Laurence Honnorat

mercredi 2 septembre 2020

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00390 / Billet touristique Bourane - Musée de la Technique de Speyer (Allemagne)


Un Jour - Un Objet Spatial n° 00390
Billet touristique Navette Bourane
Musée de la Technique de Speyer (Allemagne)


Continuons notre petit tour sur la collection des billets touristiques ''spatiaux'' - Après le billet touristique de la Cité de l'Espace (n° 00086 en cliquant ICI) et celui du Futuroscope (n° 00380 en cliquant ICI), voici donc un autre billet touristique qui lui est dédié à la navette spatiale soviétique Bourane.

C'est en 2019 que le Musée de la Technique - Technologie de Speyer en Allemagne émet un billet touristique rendant hommage à la navette spatiale Bourane - une des pièces majeures de ce musée consacré à la technique (aviation, espace, pompiers, etc...) est un modèle de démonstration à l'échelle de Bourane : c'est l'OK-GLI, un modèle doté de 4 réacteurs pour des tests de rentrée atmosphérique (avec équipage).


Il était donc normal que le musée émette ce billet après celui de 2018 qui représentait l'autre pièce majeure de sa collection : un Boeing 747 de la Lufthansa s'apprêtant à atterrir (et que l'on peut et doit visiter - on marche carrément sur une aile à plusieurs mètres du sol).


Ce musée raconte la technique et la technologie au travers de pièces exposées exceptionnelles. Il y a une collection d'avions incroyables, à l'intérieur comme à l'extérieur, un modèle de Bourane donc, mais aussi des objets spatiaux ayant volé dans l'espace (capsule Soyouz, combinaisons, eyc...), une collection incroyable de camions de pompiers, de véhicules en tout genre, des hélicoptères russes (militaires et civils), etc...

Cette année, le billet représente un Antonov 22, autre pièce de légende de cette collection.


Happy collecting !



Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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