jeudi 5 janvier 2023

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00569 / Petite histoire de l'Observatoire Janssen au Mont Blanc avec quelques cartes postales


Cliquez sur les photos pour les agrandir

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00569
Observatoire Janssen au Mont Blanc
Quelques cartes postales et documents

'' Quelle station que cette cime ! Quels levers, quels couchers, quelles nuits ! ''
                                                                                                                   Jules Janssen

Le saviez-vous ? 

Le sommet du Mont Blanc a été occupé par un observatoire astronomique opérationnel entre 1895 et 1909.
C'est l'astronome français, Jules Janssen (1824-1907) qui en est à l'origine et c'est pourquoi il porte son nom. Et cette année, cela fera 130 ans que sa construction commençait.

Je ne vais pas revenir sur l'extraordinaire carrière de Jules Janssen et de ses apports inestimables à l'astronomie (spectrographie, révolver astronomique, création de l'Observatoire de Meudon, etc.... - il a même quitté le Siège de Paris en ballon-monté pour assister à une éclipse totale du Soleil à Oran : voir ici). Il a été Président de la Société Astronomique de France (SAF) de 1895 à 1897, et, depuis 1897, la SAF honore un astronome français ou étranger par le Prix Jules Janssen, qui est le plus célèbres des prix décernées par la SAF : https://saf-astronomie.fr/prix-janssen/ ).
Vous trouvez une très bonne biographie de Jules Janssen et de ses travaux ici :
Jules Janssen est une véritable célébrité en France à son époque, et il servira ''de support publicitaire'' comme ici, où il est une des 84 figures de la collection de cartes promotionnelles Les bienfaiteurs de l'humanité (fin 19ème siècle) - ici pour le chocolat Guérin-Boutron (mais ces cartes existent pour d'autres marques) ou pour le vin-liqueur Mariani, très en vogue aussi à la fin du 09ème, et qui avait édité, en plusieurs volumes, une collection d'autographes imprimés de personnages historiques de l'époque (avec de très belles gravures comme portraits).
Je vous fais un résumé rapide de l'histoire de cet observatoire dont j'avais appris l'existence en trouvant une carte postale il y a quelques années en visitant le Musée Alpin de Chamonix. Et puis, j'en ai trouvé d'autres, des anciennes. C'est surtout pour le plaisir de vous présenter cet observatoire hors du commun au travers de quelques cartes postales (et autres documents) 😉

Cet article n'est bien sûr pas exhaustif, et que ''pour seule prétention'' de vous montrer qu'on peut raconter l'histoire d'un lieu, d'un événement, au travers d'objets - je ne suis pas historien j'essaie ici de vous raconter cette formidable histoire au travers de documents que j'ai récupérés au fil des années. Et l'opportunité m'est donnée ici d'en montrer une partie pour ce sujet 😉

Dès qu'on a pu accéder au sommet du Mont Blanc (par Jacques Balmat et Michel Gabriel Paccard en 1786), les scientifiques ont compris quels avantages ils pouvaient en tirer.

Ce n'est pas le premier observatoire installé sur la route du Mont Blanc, le scientifique Joseph Vallot (1841-1925) y avait installé ''une cabane'' observatoire météorologique à 4 520 mètres d'altitude au début des années 1890. L'observatoire Janssen, essentiellement dédié à l'astronomie, viendra en complément de cet observatoire  (une construction sur un flanc de montagne ou de colline n'est pas l'idéal pour l'astronomie).
Mais l'observatoire Janssen était plus ambitieux, puisqu'il se trouverait au sommet du Mont Blanc - à l'époque mesuré à 4 810 mètres d'altitude. Il a été très en avance sur son temps, malgré une utilisation courte (10 années).

Le 13 octobre 1888, âgé de 64 ans, Jules Janssen, directeur de l'observatoire de Meudon, effectue sa première ascension aux Grands Mulets situés à 3 050 mètres d'altitude - Ne pouvant faire l'ascension seule à cause d'un handicap (il claudique depuis l'enfance suite à un accident), il l'effectue avec une chaise échelle (avec repose pieds) de son invention accompagné de guides porteurs de Chamonix.
Il s'y rend pour continuer des observations du spectre solaires qu'il avait commencés au Pic du Midi. Cette chaise spéciale est la réunion de deux brancards et d'un siège suspendu au milieu, et peut être portée par 4 ou 6 porteurs. Un traineau de transport est utilisé pour aidé à ce déplacement.
Il existe une célèbre photo, prise par l'alpiniste anglais Edward Whymper (1840-1911) qui montre Janssen et sa chaise échelle. La revue La Nature publiera un dessin tirée de cette photo dans son numéro du 19 octobre 1895.
(Photo d'Edward Whimper - éclaircie et retouchée par mes soins)
(1895 : revue La Nature du 19 octobre)
Fort de cette première expérience, il décide d'aller plus haut et d'atteindre le sommet du Mont Blanc. Il repasse aux Grands Mulets avec sa chaise échelle, puis par l'Arête des Bosses en traineau. Il atteint le sommet le 18 août 1890, il à 66 ans. Il fait des études spectroscopiques, et c'est là qu'il imagine un projet d'observatoire au sommet du Mont Blanc. Pour lui, en tirant partie de (ou grâce à) l'altitude du Mont Blanc, on pouvait avoir des études exceptionnelles de spectrographies des atmosphères planétaires et solaire pouvant nous renseigner sur leurs compositions chimiques.

Il s'occupe de ce projet dès son retour, obtenant déjà un accord de Gustave Eiffel pour une coupole d'acier. Mais le projet de coupole est ambitieux, trop ambitieux, car l'ancrage doit se faire à plus de 10 mètres de profondeur dans la roche, et après des sondages infructueux en 1891 par un ingénieur suisse à la demande d'Eiffel, ce projet est abandonné (impossible d'effectuer des ancrages dans la roche).

Janssen ne se laisse pas abattre et imagine une construction de l'observatoire directement posé sur la neige.

Un petit édicule en bois avait été posé sur le sommet à la fin 1891, mais surtout, il avait été posé pour voir comment ''il allait tenir'' dans les conditions extrêmes de l'environnement au sommet. L'observatoire Janssen sera construit juste à côté. Ne pouvant forer pour installer des assises solides, comme nous l'avons vus plus haut (raison pour laquelle Eiffel déclina finalement le projet), il fallait en effet voir les effets des glissements de neige et de la pression exercée par celle-ci, pour le futur observatoire qui serait ''posé'' à même le sommet.
(revue La Nature, 1891)

L'année 1892 se passe à faire des tests de résistance des matériaux de l'observatoire à l'Observatoire de Meudon, qui est dessiné par l'architecte Audremer.
(1892 : photo de la revue Les Progrès de l'Astronomie - Evolution des Mondes
1893 : dessin de la revue La Nature du 7 octobre
)
L'observatoire a une ossature en bois recouverte de plaques de tôles de la marque Kosmos. Cette double paroi protège, quelque peu, du froid.
Pour sa stabilité, il est enfoncé pour moitié dans la neige et a 4 vérins, accessibles par trappes, pour pouvoir compenser l'inclinaison - il possède deux étages donc avec un escalier en spirale, et il possède une petite terrasse d'observation, avec sa tourelle d'observation très caractéristique. On a même comparé l'Observatoire Janssen a un paquebot des glaces.
Le premier étage, sorte de pyramide tronquée de 10 x 5 m, et 7 m de haut, est donc enfoui sous la neige durcie, avec juste des baies pour éclairer les pièces et qui sont munies de volets hermétiques.

Le poids total s'élevait aux alentours de 15 tonnes !

Entièrement construit et testé à Meudon, l'Observatoire est ensuite entièrement démonté pour être transporté.

Les pièces de l'Observatoire sont d'abord emmenées en chemin de fer à Chamonix, puis les pièces détachées sont montées aux Rochers Rouges (4 500 mètres d'altitude) à dos d'homme, de traineau. Près de 700-800 rotations (par porteur) seront nécessaires. Un chalet provisoire a été construit.
Au Grand Rocher Rouge (aussi à 4 500 mètres), là aussi, un chalet provisoire est construit pour habiter les ouvriers.
Les porteurs étaient payés au kilo transporté - certains battirent des records portant jusqu'à 3 fois ce qui était communément fait pour l'accompagnement de voyageur (donc aux alentours de 10 kg par porteur en tant normal).
Janssen imagina lui-même des instruments (comme des treuils spéciaux) pour faciliter le transport des très grosses charges.

Pour l'année 1893, c'est d'abord la récupération des pièces déposées l'année précédentes : on les retrouvera sous 8 mètres de neige !
C'est aussi la montée des grosses pièces de charpente de l'observatoire.

Le 11 septembre 1893, c'est la deuxième ascension de Janssen au Mont Blanc (à 69 ans) par les Grands Mulets (en siège échelle), le Corridor, le mûr de la côte, et les Rochers Rouges (en traineau). Il continue pour faire des observations de spectrographie solaire.
La Nature du 7 octobre 1893

1894 Continuation de la construction : Articles de L'Illustration du 21 juillet 1894
1895 voit la mise en service de l'observatoire avec quasiment l'achèvement des travaux commencés en 1892, et avec plusieurs installations d'appareils de mesures (météorographe mécanique à longue marche Richard avec 8 mois d'enregistrement continue, thermomètre, hygromètre, anémomètre...
(1894 : revue La Nature)
Jules Janssen (71 ans) fait sa 3ème et dernière ascension au Mont Blanc (toujours en chaise échelle et traineau). Il arrive à l'Observatoire le 11 septembre - celui-ci est inauguré le lendemain.

L'Observatoire Janssen est ''une véritable star'' à l'époque - de nombreux journaux en parlent et de très nombreuses cartes postales témoignent de cette célébrité !
(Les Annales du 4 septembre 1898)
Malgré tout, il reste très rustique quand même, et on peut dire que le confort n'était absolument pas la priorité des chercheurs qui l'utilisaient. Il existe peu de documents de l'intérieur. Sur les très rares documents existants, on y voit juste une sorte de fourneau pour la cuisine et des planches et caisses servant de table. Les séjours sur place étaient de toutes façon courts : le record est de 13 jours pour un même scientifique !

En 1896, on installe une grande lunette polaire de 33 cm de diamètre (2 verres et optiques des Frères Henry de Paris et le miroir du sidérostat de 70 kilos). Au foyer de la lunette, un oculaire micrométrique et des plaques de photographies. Mais il faut avouer que le manque de stabilité de l'Observatoire (sur vérins, rappelez-vous) n'a pas permis l'utilisation de la lunette dans des conditions optimales.
Celle-ci fut complété, en 1906, par un spectrographe (construit par l'astronome Millochau, lui aussi cde Meudon).
En 1897, tentative d'une nouvelle ascension par Janssen, mais blessé par une chute à l'Observatoire de Meudon, il n'y participera pas et dirigera l'expédition depuis Chamonix.

Le numéro du 1er septembre 1898 consacre un article à l'Observatoire, à son histoire et à JulesJanssen.

En 1899, on fait des essais de télégraphie à fils dénudés sur la glace (10 km de câbles entre les Grands Mulets et le Mont Blanc).
(Almanach Vermot 1899 à la date du 3 juillet)

1904 voit une tentative de photographie de la colonne solaire hors éclipse et l'installation d'un spectrographe au foyer de la grande lunette.
(gravure dans Almanach Nodot de 1906)
En 1906, on construit un abri séparé pour les touristes, et des travaux de nivellement du site de l'observatoire.

En 1907, un acte de vandalisme est commis contre l'Observatoire, ce qui contribuera à sa dégradation.

Le 23 décembre 1907, Jules Janssen s'éteint à Meudon à 83 ans. Sa disparition va ''accélérer'' la fin de l'Observatoire, qu'il tenait, on peut le dire, à bout de bras. Sans son créateur, son initiateur, il était difficile de le préserver. N'oublions pas que c'était un projet hors du commun qui n'existait que par la volonté et la ténacité d'un homme. Envers que contre tout.
Sa fille Antoinette, qui fût aussi son assistante, en témoigne dans cette carte datée de décembre 1906 (adressée à la femme de l'astronome Georges Le Cadet).

En 1909, conformément aux prévisions de Joseph Vallot, les glaciers, crevasses, glace et neige finissent par disloquer les restes de l'édifice qui cède sous la pressions combinée de ces éléments extérieurs. L'Observatoire avait glissé et s'était enfoncé dans la neige au cours des années. Il basculera du côté italien.

Seule la tourelle en bois a été préservée et elle se trouve au musée alpin à Chamonix. Une partie du matériel scientifique avait été récupéré auparavant par les équipes de Joseph Vallot et l'Observatoire démantelée en partie.

Pour la forme et les dimensions de l'observatoire Janssen, rien de telles que quelques cartes postales pour se faire une idée de cet incroyable bâtiment au sommet du Mont Blanc.

Lors de son exploitation, l'Observatoire Janssen a accueilli en moyenne 5 expéditions scientifiques par an pendant 10 ans, soit 50 expéditions entre 1896 (installation de la grande lunette) et 1906. Et ce sont donc environ 25 chercheurs (accompagnés de porteurs et assistants), principalement des astronomes, qui y montèrent pour : 

- de l'astronomie (étude de la lumière zodiacale / spectre solaire en invisible, ultraviolet et infrarouge / imagerie Vénus et Mercure / actinométrie / études de la couronne solaire sans éclipse, etc....).
- de la biologie (hyperglobulie d'altitude / études bactériologiques de la glace et de la neige, ...).
- de la météorologie (observations en continue de l'hygrométrie, pression, température, direction et vitesse du vent / ozone et électricité atmosphériques, ...).

Quoique ''décrié'' en son temps (surtout du fait de sa destruction très rapide, l'Observatoire Janssen était certainement  un projet très, trop ?, en avance sur son temps .

On trouve encore assez facilement des cartes postales montrant l'Observatoire (la plupart en N&B). Chamonix a profité de la célébrité de l'Observatoire et de nombreux éditeurs de cartes postales du coin, mais aussi de Suisse, ont régulièrement publié des cartes, même bien longtemps après la disparition de l'Observatoire (j'ai des cartes datées des années 1930 qui prouvent qu'on les vendaient encore aux touristes). En rassemblant beaucoup de cartes postales, j'ai remarqué que si les vues pouvaient être identiques (en général, le numéro catalogue de la photo est inscrit), on trouve de subtiles différences dans le recadrage, l'impression (N&B et couleur), inscriptions, etc...

J'aime bien essayé de trouver des cartes datant jusqu'à 1909, avec si possible le timbre et/ou cachet sur le côté vue. Les cartes n'ayant pas voyagées (donc neuves) sont bien sûr, le plus souvent, en bien meilleur état que celles qui ont voyagées.

Quelques exemples, qui montrent bien l'Observatoire Janssen.
Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace
Note : La revue La Nature, fondée en 1873 par Gaston Tissandier, m'a fourni de nombreuses informations et illustrations pour cet article - j'ai la chance de posséder la plupart des numéros de 1880 à 1910
Sources : SAF, LESIA, Musée Alpin de Chamonix
               Un globe-trotter de la physique céleste par Françoise Launay

samedi 31 décembre 2022

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00568 / BD Revue Cosmos n° 19 d'avril 1958 - Ray Comet - Artima


Un Jour - Un Objet Spatial n° 00568
BD Revue Cosmos n° 19 d'avril 1958
Editions Artima - Ray Comet
Voici le n° 19 de la revue mensuelle de bande dessinée COSMOS parue en avril 1958.

COSMOS était une revue parue entre novembre 1956 et décembre 1961 (62 numéros) et qui était éditée par les éditions Artima (ARTisans en IMAgerie - née dans les années 1940, rachetée en 1962 par les Presses de la Cité sous le nom d'Arédit - Artima-Arédit disparaît en 1989).

Artima se spécialise dans les années 1950 dans la publication de revues de bande dessinées à thème : guerre, action, aventure, scien-fiction, humour poétique.... Les couvertures sont en couleur, très vives, très accrocheuses, et les pages intérieures sont en noir et blanc. Chaque revue fait 32 pages.

De nombreux auteurs et artistes ont participé à la revue COSMOS même si leur nom n'est pas toujours (et même quasiment jamais indiqué = ''une tradition'' Artima).

Pour les premiers numéros de COSMOS (au moins jusqu'au n° 35, à partir du n° 36, c'est Atome Kid), le héros est Ray Comet, qui ressemble assez à Flash Gordon. Il est accompagné dans ses aventures spatiales par sa fiancée, la journaliste, au caractère bien trempé, Diane Trenton.

Les aventures de Ray Comet étaient dessinées par un très jeune artiste espagnol qui n'avait que... 16 ans en 1956 : Fernando Fernandez (1940-2010) !

Voici donc (en partie) l'aventure de ce numéro : Les pionniers du cosmos

A l'instar de quelques autres revues de BD de ces années-là déjà présentées (Spoutnik, Sidéral, etc....), COSMOS est une chouette revue que l'on peut parfaitement collectionner. Un très bon scan des couvertures avec une belle impression peut très joliment décorer une chambre ou un bureau.
Les revues en très bon état sont assez difficiles à trouver malgré tout et peuvent être onéreuses parfois, mais c'est mieux d'avoir un magazine en bon état et complet.

Happy collecting !

Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace

lundi 26 décembre 2022

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00567 / Pièce 20 zlotych 1978 Pologne Interkosmos Soyouz 30 Miroslav Hermaszewski


Un Jour - Un Objet Spatial n° 00567
1978 / Pologne - pièce de 20 zlotych
Interkosmos - Miroslav Hermaszewski - Soyouz 30
Miroslav Hermaszewski, le premier polonais dans l'espace, en 1978 avec Soyouz 30, nous a quitté le 12 décembre 2022 à l'âge de 81 ans.
Voir l'article hommage de Space Quotes - Souvenirs d'esace :

Fin 1978, la monnaie polonaise émet une pièce de 20 zlotych commémorant la mission Interkosmos du 1er polonais dans l'espace.

Cette pièce est émise en octobre 1978, et a eu cours légale jusqu'au 1er janvier 1995.

Elle est en cupro-nickel, pèse 10,50 grammes et a un diamètre de 29 mm pour une épaisseur de 2,05 mm.

Sur l'avers sont représentées les armoiries de la Pologne communiste d'alors, avec l'inscription ''République Populaire de Pologne'' - 1978.
L'artiste graveur de l'avers est Josef Markiewicz dit Nieszcz (1913-1991).

Sur le revers, un cosmonaute casqué (Miroslav Hermaszewski) avec l'inscription ''Premier Polonais dans l'espace'' - Interkosmos - 78.
L'artiste graveuse du revers est Ewa Olszewska-Borys (née en 1939).

Le tirage officielle annoncé est de 2 008 900 pièces.

Elle est assez facile et peu chère à trouver en état courant.

Happy collecting !

Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace

mercredi 21 décembre 2022

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00566 / Médaille 50 ans Apollo 17 avec du métal ayant volé autour de la Lune et du prototype d'essai du rover Curiosity


Un Jour - Un Objet Spatial n° 00566
Médaille 50 ans Apollo 17
avec du métal ayant volé autour de la Lune,
et du prototype du rover Curiosity

Voici donc la jolie médaille commémorant les 50 ans de la mission Apollo 17 éditée par la société Winco (USA)

Cette médaille contient du métal qui a été autour de la Lune à bord d'une capsule Apollo (un petit fragment de chacune des capsules revenues avait été prélevé à l'époque, et, aujourd'hui, fondu avec l'alliage de ces médailles) et contient du métal appartenant au prototype du rover Curiosity

Cette médaille possède sur une face le log0 de la mission (créé par Robert T. McCall) et sur l'autre un dessin commémorant les 50 ans de la fin du programme lunaire Apollo et de la continuité de celui-ci avec le programme Artemis - retour sur la Lune pour continuer sur Mars.

Winco a commencé à faire ce genre de médailles avec les 50 ans de la NASA en 2008, et a depuis édité des médailles commémoratives pour les 40 ans et 50 ans de chaque mission lunaire à partir de 2009. Winco a fait aussi d'autres médailles pour d'autres missions, toujours avec du métal ayant volé ou ayant servi pour des tests (comme le rover Curiosity). J'en ai souvent parlé et montré des exemples :


Très prisée des collectionneurs, ces médailles s'arrachent assez vite du fait de sa commémoration historique; du métal ayant voyagé autour de la Lune, et surtout, à mon avis, du prix très attractif  et du tirage limité (ici, 25 000 exemplaires)😉

Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace

lundi 12 décembre 2022

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00565 / Apollo 17 - Invitation pour assister au lancement


Un Jour - Un Objet Spatial n° 00565
Invitation au lancement d'Apollo 17
Voici un petit carton bien sympa puisque c'est un carton officiel, une invitation officielle pour assister en tant que VIP au lancement de la mission Apollo 17 le 7 décembre 1972. Invitation venant directement du directeur du Kennedy Space Center de l'époque, Kurt Debus.

C'était le sésame à ne pas quitter et à ne pas perdre
On remarque au recto le logo de la sur fond rouge et au verso l'autorisation proprement dite signée du directeur du KSC Kurt Debus. Il est bien précisé qu'après le lancement cette invitation pouvait être gardée en souvenir, ce qui explique qu'on en trouve parfois sur le marché. Apparemment, les heureux invités n'ont pas tous marqué leurs noms sur cette invitation car la plupart de celles que j'ai pu voir n'en porte pas. La plus recherchée de ces invitations est celle d'Apollo 11.

On en trouve à des prix raisonnables (sauf Apollo 11), par cpntre, c'est plus difficile d'en trouver en excellent état.

Happy Collecting !

Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace

dimanche 11 décembre 2022

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00564 / Soyouz TM-7 Aragatz - Flown Photo signée - Collection personnelle de Jean-Loup Chrétien


Un Jour - Un Objet Spatial n° 00564
Soyouz TM-7 Aragatz / Flown Photo MIR
Portrait de Jean-Loup Chrétien signé
Collection personnelle de Jean-Loup Chrétien
Pour faire suite à l'objet n° 00556 / Enveloppe ayant volé à bord de Saliout 7 et MIR - Collection personnelle de Jean-Loup Chrétien : 

En juin dernier, lors d'une vente aux enchères spéciale organisée par la maison d'enchère Calvez , Jean-Loup Chrétien, le premier français dans l'espace, y a dispersé une centaine d'objets spatiaux lui appartenant, dont beaucoup ayant volé dans l'espace au cours d'un de ses trois vols. Vente qui a fait la joie des collectionneurs, dont moi 😀

Lors de sa seconde mission, la mission Soyouz TM-7 Aragatz du 26 novembre au 21 décembre 1988, à bord de la station spatiale MIR, Jean-Loup Chrétien a emmené dans ses bagages personnels plusieurs objets : outre des enveloppes (voir le Un Jour - Un Objet Spatial n° 00556 indiqué plus haut), il avait un lot de 4 photographies couleurs de son portrait officiel en combinaison Sokol. Chacune des photo mesure environ 10x08 cm et est imprimée sur un beau papier photo brillant de l'époque. 

Jean-Loup Chrétien a signé ces photos et a donc apposé au verso le cachet de bord octogonal bleu, pendant son séjour à bord de MIR. En voici une des 4.
Le cachet bleu est typique de celui utilisé uniquement à bord de MIR pour certifier que tel objet ou tel document était à bord. Il y a d'ailleurs marqué ''transporté à bord de MIR'' (je simplifie la traduction).
Il était aussi sous la responsabilité du Commandant de la mission. Ce cachet est resté à bord jusqu'à la destruction de MIR en 2001. 
Ce cachet bleu remplaçait le précédent cachet octogonal bleu sur MIR qui était avec les armoiries de l'URSS (il y en a eu, très brièvement, un deuxième, avec armoiries également et avec étoile, pour les 30 ans de Spoutnik).
Il y a aussi un 2ème cachet, spécifique à la mission française, qui est apposé aussi sur les photos - c'est la cachet noir au logo d'Aragatz. Un cachet spécial du CNES utilisé sur à peine une trentaine de documents qui avait déjà reçu le cachet MIR, dont ces 4 photos.

A ma demande, Jean-Loup Chrétien a également signé ces 4 photos au verso.

Vous remarquerez que le cachet octogonal de bord n'est pas ''très bien apposé et/ou lisible'', cela est dû au fait, et bien en apesanteur, il est difficile de doser la force nécessaire pour apposer à la main un cachet à encre.

Ici, cette photo est vraiment exceptionnelle, non seulement par le fait qu'elle ait volée à bord de MIR (tout objet ayant volé dans l'espace est rare), mais aussi parce qu'elle provient directement du premier français dans l'espace ! (avec tous les justificatifs, mais je ne peux pas les poster ici, vous comprendrez pourquoi 😉).
Et pour l'instant, pendant quelques jours encore, ces 4 photos emmenées par Jean-Loup Chrétien sont toujours ensembles. Je ferai prochainement don de deux d'entre elles à deux institutions qui sont, comme on dit, chères à mon coeur.
Happy Collecting !

Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace

mardi 6 décembre 2022

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00563 (ex n° 00057) / Médaille 40 ans Apollo 17 avec du métal ayant volé autour de la Lune

 
Un Jour - Un Objet Spatial n° 00563 (ex n° 00057)
Médaille 40 ans Apollo 17
avec du métal ayant volé autour de la Lune

Voici une jolie médaille commémorant les 40 ans de la mission Apollo 17 éditée par la société Winco (USA) en attendant celle des 50 ans 😉

Cette médaille contient du métal qui a été autour de la Lune à bord d'une capsule Apollo (un petit fragment de chacune des capsules revenues avait été prélevé à l'époque, et, aujourd'hui, fondu avec l'alliage de ces médailles).

Cette médaille possède sur une face le logo de la mission (créé par Robert T. McCall) et sur l'autre un dessin commémorant les 40 ans.

Winco a commencé à faire ce genre de médailles avec les 50 ans de la NASA en 2008, et a depuis édité des médailles commémoratives pour les 40 ans et 50 ans de chaque mission lunaire à partir de 2009. Winco a fait aussi d'autres médailles pour d'autres missions, toujours avec du métal ayant volé ou ayant servi pour des tests (comme le rover Curiosity). J'en ai souvent parlé et montré des exemples :


Très prisée des collectionneurs, ces médailles s'arrachent assez vite du fait de sa commémoration historique; du métal ayant voyagé autour de la Lune, et surtout, à mon avis, du prix très attractif 😉


Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
             Space Quotes - Souvenirs d'espace