samedi 14 juin 2014

Coupe du Monde de Football - Le Ballon Telstar de 1970 et 1974


Petit clin d’œil spatial à la Coupe du Monde.

En 1970, la Coupe du Monde est organisée au Mexique.
C’est l’équipementier allemand Adidas qui sera le fournisseur officiel du ballon qui sera utilisé pour cette coupe.

Adidas (fondée par Adolf ‘’Adi’’ Dassler) fournit déjà les plus prestigieux clubs de football européens (la fameuse chaussure noire à trois bandes). En 1954, Adidas fournissait déjà les chaussures de l’équipe d’Allemagne qui avait remporté la Coupe du Monde. En 1963, Adidas commence à commercialiser ses premiers ballons de foot (le premier sera baptisé Santiago) et en 1968, devient le fournisseur officiel de la Coupe d’Europe de foot (UEFA) et des Jeux Olympiques de Mexico.
C’est la Fédération Mexicaine de Football qui suggère à la FIFA de choisir Adidas comme fournisseur du ballon pour la Coupe du Monde de 1970. Et la FIFA confirme cette proposition en juin 1969.

En janvier 1970, trois ballons sont proposés : Un blanc et noir, un entièrement blanc et un entièrement orange.
C’est le blanc et noir qui sera choisi pour être le ballon officiel de la compétition. Les deux autres seront des ‘’ballons remplaçants’’).
C’est un ballon tout en cuir composé de 32 petites pièces (20 pièces blanches hexagonales et 12 pièces noires pentagonales) cousues à la main avec une valve de gonflage pour la chambre à air en caoutchouc à l’intérieur. Le tout recouvert d’un vernis spécial de protection appelé ‘’Durlast’’.
Il sera baptisé du nom de TELSTAR (les deux autres ballons, le blanc et le orange, qui avaient été aussi proposés avaient le nom de Chile, en hommage au Chili qui organisa la Coupe en 1962).
Pourquoi Telstar ?

En premier lieu, parce que Telstar veut dire Television et Star.
Ensuite parce que c’est le satellite Telstar qui sera chargé de retransmettre les matchs pour la télévision.
Même si la double couleur, ici noir et blanc, avait déjà été utilisée auparavant pour les ballons, le contraste ici s’imposa car la plupart des télévisions recevaient les images en … noir et blanc. Et c’était la première fois que des ballons bicolores étaient utilisés pour une Coupe du Monde.
Sur les 500 ballons fournis par Adidas (sans nom de la marque et sans aucune inscription dessus) pour cette Coupe du Monde, il y avait 300 Telstar, 100 Chile blanc et 100 Chile orange. Tous ces ballons officiels ont été fabriqués en France.
(Finale 1970 : Italie - Brésil / avec le Telstar et le Chile)
Ces ballons Telstar devinrent vite célèbres. 
Différents fournisseurs dans le monde vont fabriquer des ballons (avec le nom de la marque et autres inscriptions) et les vendre dans le monde entier, notamment en France et en Espagne où seront fabriqués des ballons identiques à ceux utilisés mais avec là-aussi des inscriptions dont le nom Telstar.

De nos jours, les ballons originaux (les 500 de la Coupe) sont extrêmement rares. Un Telstar s’est récemment vendu à plus de 4 100 euros).
En 1974, la Coupe du Monde est organisée en Allemagne. Du pain béni pour Adidas … Non seulement, Adidas sera à ce moment-là, le fournisseur de l’équipe d’Allemagne, de l’équipe des Pays-Bas, et des équipements sportifs (et des stades d’entrainement).
Le succès du Telstar Durlast a été tel que celui-ci sera de nouveau le ballon officiel de la Coupe du Monde 1974. Cerise sur le gâteau, la FIFA a levé l’interdiction des marques et inscriptions sur les ballons. A la grande joie d’Adidas qui peut ainsi vendre le ballon exact utilisé lors des matchs. Imaginez un peu la finale, qui sera 100% Adidas avec le mythique Allemagne / Pays-Bas qui verra la victoire de l’Allemagne.
(Finale Pays-Bas / Allemagne)
Deux autres ballons seront aussi utilisés car, contrairement au Mexique qui ne jouait les matchs en journée et lumière naturelle, les matchs en Allemagne se joueront parfois en début de soirée et sous les projecteurs des stades. On adapta donc le Telstar à ces contraintes, avec le retour du Chile Durlast blanc et l’arrivée de l’Apollo Durlast totalement orange.
Ces ballons pour cette Coupe seront fabriqués encore en France. Une variante pour le grand public, en jaune, existe : le Cosmos Durlast.
(Le ballon de la Coupe de 1970 et celui de la Coupe de 1974) 

Sources et crédit : FIFA / Collection Personnelle / D.R
                            Space Quotes - Souvenirs d'espace
                            Stéphane Sebile / Spacemen1969

samedi 7 juin 2014

Quand le pommier d'Isaac Newton vole dans l'espace (ou presque) !


Lors de la mission STS-132 (mai 2010 et avant-dernière mission d’Atlantis), il y avait à bord un objet très symbolique qui vola.


Un morceau du pommier originel (une fine tranche = slice), sous lequel Isaac Newton était assis et sous lequel il assistât à une chute de pomme (d’où la légende de la fameuse pomme sur la tête), est en effet parti dans l’espace.
C’est cette pomme tombée de ce pommier qui inspira Newton pour sa formule de la gravitation en 1666.

C’est dans le cadre du 350ème anniversaire de la Royal Society, qui conserve l’arbre de Newton, que ce morceau, tiré de celui-ci, a été donné à l’astronaute Piers Sellers, qui est né en Grande-Bretagne (né dans le Sussex et citoyen américain depuis 1981).
Un portrait d’Isaac Newton a été donné aussi.

Le document original écrit de la main de William Stukely en 1752, relatant ‘’l’incident de la pomme’’ tel que lui a raconté Newton, est en ligne sur le site de la Royal Society ici :
Cliquez sur ce lien en gris  

‘’C’est alors qu’il était assis sous un pommier en contemplation, il vit une pomme chuter. Il a alors pensé pourquoi une pomme chute toujours perpendiculairement par rapport au sol ? Pourquoi ne va-t-elle pas sur le côté ou vers le haut ? Mais constamment vers le centre de la Terre ?
Assurément c’est parce que la Terre l’attire à elle. Il doit y avoir un pouvoir d’attraction en question’’.
(Memoirs of Sir Isaac Newton’s Life, 1752)

Piers Sellers déclare : «Nous sommes très heureux de prendre ce morceau du pommier de Sir Isaac Newton lors de ce vol en orbite. Là haut, il n’y a pas de gravité, et donc s’il y avait une pomme, et bien cette pomme ne tomberait pas. Je suis certain que Sir Isaac Newton aurait aimé voir cela, assumant qu’il n’aurait pas le mal de l’espace, et prouvant que sa première loi du mouvement est correcte. Après le vol, nous ramerons le morceau d’arbre et le tableau à la Royal Society».
« C’est son pommier personnel … c’est vraiment quelque chose, n’est-ce pas ? » ajoute t-il.

Lord Martin Rees, le Président de la Royal Society (et donc successeur moderne d’Isaac Newton) déclare : «Nous sommes très heureux et très fiers qu’un morceau extraordinaire de l’histoire scientifique et aussi qu’un élément important des archives de la Royal Society puissent faire ce voyage dans l’espace. Lorsqu’ils seront de retour, le morceau de pommier et le tableau de Newton seront exposés par la Royal Society de façon permanente»

Piers Sellers lors de son deuxième vol (STS-121 en 2006) avait déjà emporté avec lui une médaille de la Royal Society qui a été remise plus tard à Stephen Hawking.
Lors de cette mission STS-132, il a également emporté avec lui un drapeau pour les Jeux Olympiques de Londres de 2012.

Cette tranche de pommier découpée par Isaac Newton, possède les initiales d’Isaac Newton. Initiales qu’il aurait lui-même gravé. Apparemment, Isaac Newton a récupéré quelques tranches de ‘’son arbre à gravité’’.



L’arbre existait toujours à Manor House (Woolsthorpe Manor), qui a vu naître et grandir Newton, jusqu’au début du 19ème siècle. Il aurait été déraciné par le vent  mais, des descendants de ce pommier existent encore là-bas et des pommes poussent toujours.
Un morceau de cet arbre originel se trouve à la Royal Society à Londres (pas toujours visible lors des visites, sauf pendant leur journée portes ouvertes).

Des restes de bois du pommier originel ont servi aussi à confectionner une chaise qui se trouve à la bibliothèque de Woolsthorpe).
Plusieurs descendants de ce pommier ont fleuri et existent dans beaucoup d’autres endroits dans le monde et, bien sûr, des pommes poussent aussi.

Billet de 1£ à l'effigie de Newton émis dans les années 1980 et carte chromo des Chocolats Guérin


Il y a quelques années, il était possible d'acquérir un ''tout petit bout'' de l'arbre de Newton (financement caritatif pour The Tree Council).

(numéro de la carte volontairement masqué)
Sources :
NASA
RoyalSociety.org
Collection personnelle
Crédit : NASA / Royal Society / 
             Space Quotes - Souvenirs d'espace / Stéphane Sebile
             Spacemen1969

dimanche 25 mai 2014

Voir des Moon Rocks ramenées sur Terre par la mission Apollo 11


Partir à la rencontre des roches lunaires
ramenées par les missions Apollo


Entre 1969 et 1972, les six missions Apollo qui se sont posées sur la Lune ont rapporté en tout 382 kg de pierres, roches, carottes du sol, sable, poussières de notre satellite, le tout réparti en 2 200 échantillons.
C’est le Lunar Sample Building – Lunar Sample Laboratory (le fameux Building 31N), au Johnson Space Center à Houston qui a récupéré ces 382 kg, et qui centralise les expériences dessus, mais aussi la distribution d’échantillons auprès des chercheurs du monde entier.
L’étude de ces roches, et de cette poussière de la Lune constitue, encore aujourd’hui, un champ très important d’études pour l’histoire primitive de la Lune mais aussi de la Terre et du système solaire.
Chaque année, environ 400-500 échantillons sont étudiés et envoyés dans le monde entier. Actuellement, il y a plus de 110 000 échantillons issus de ces roches qui ont été recensés.
(Arrivée à Houston des premiers échantillons lunaires d'Apollo 11)

Tout ce qui a été ramené de la Lune par les missions Apollo a été donc stocké au Johnson Space Center à Houston au Lunar Sample Laboratory Facility qui se trouve toujours actuellement au Building 31N.
Celui-ci a été construit entre 1977 et 1979 afin d’avoir un lieu qui centraliserait le tout dans un lieu sécurisé et dans un environnement non contaminé et il succède au Lunar Receiving Laboratory (LRL).
Les échantillons sont stockés dans des dispositifs de travail en très haute teneur en nitrogène afin de diminuer les risques de dégradation de ceux-ci et lorsqu’ils sont manipulés, cela se fait  uniquement avec des dispositifs de gants spéciaux de trois épaisseurs (même si certaines expériences peuvent se faire à l’air libre).

Le Building 31N est étudié pour résister aux tornades et inondations fréquentes au Texas.

Un article consacré au Lunar Sample Laboratory Facility sera prochainement publié.

Nous allons maintenant commencer notre voyage pour rencontrer ces fameuses roches lunaires et autres artéfacts ramenées par les missions Apollo.


APOLLO 11

Le 20 juillet 1969, Neil Armstrong et Buzz Aldrin foulent le sol lunaire. Pour la première fois, des hommes marchent sur la Lune.
Lors de ‘’leur promenade’’ sélène de 2h30 environ, les deux hommes ramèneront 50 roches lunaires soit 21,7 kg.
Il n’existe que quelques ‘’morceaux de Lune’’ ramenés par Apollo 11 et visibles par le grand public, actuellement.

Un article sur les Goodwill Moon Rock (Goodwill gift) est également publié.

Je vous propose une petite visite de ces lieux (il en sera de même pour les roches lunaires d’Apollo 12, 14, 15, 16 et 17).

Ces fragments de roches lunaires sont bien plus ‘’gros’’ que les petits fragments donnés pour les ‘’Goodwill Gift’’.


(Buzz Aldrin sur la Lune)
(Une des deux valises de ''Moon Rocks'' ramenées par Apollo 11 / NASM)
 Le 15 septembre 1969, les astronautes d'Apollo 11 remettent une roche lunaire au Smithsonian Institute

Neil Armstrong and Space Museum à Wapakoneta (USA / Ohio)

Le morceau présenté est issu de la roche 10017.
Il a la nomenclature 10017,37 – ce qui signifie que c’est le 37ème fragment issu de cette roche.

Caractéristiques de la roche 10017
Poids : 973,00 grammes
Sac de rangement : ALSRC 1004
Type : Basalte Ilménite avec olivine

Il ne reste actuellement que 43,77 % de la roche d’origine. Tout le reste a été utilisé pour des tests, essais, etc …

La présentation au public se fait sous vitrine.

La roche lunaire 10017 à l'examen en 1969

La Maison de Neil Armstrong à Wapakoneta / Carte Postale) 

Neil Armstrong Air and Space Museum (Cartes Postales)


Kansas Cosmophere and Space Museum à Hutchinson (USA / Kansas)

Le morceau présenté est issu de la roche 10020.
Il a la nomenclature 10020,57 – ce qui signifie que c’est le 57ème fragment issu de cette roche.

Caractéristiques de la roche 10020
Poids : 425,00 grammes
Sac : ALSRC 1004
Type : Basalte Ilménite avec olivine

Il ne reste actuellement que 27,93 % de la roche d’origine. Tout le reste a été utilisé pour des tests, essais, etc …

La présentation au public se fait sous vitrine.
La roche lunaire 10020 à l'examen en 1969

L'échantillon 10020,57 est en cours de préparation (Photo de 1970)

L'échantillon 10020,57 en 1984

L'échantillon 10020,57 au Cosmosphère

Universum à Mexico City (Mexique)

Le morceau présenté est issu de la roche 10045.
Il a la nomenclature 10045,19 – ce qui signifie que c’est le 19ème fragment issu de cette roche.

Caractéristiques de la roche 10045
Poids : 145,00 grammes
Sac : ALSRC 1003
Type : Basalte Olivine
Il ne reste actuellement que 12,13 % de la roche d’origine. Tout le reste a été utilisé pour des tests, essais, etc …

La présentation au public se fait sous vitrine.
La roche lunaire 10045 à son arrivée en 1969

L'échantillon 10045,57 en préparation en 1975

L'échantillon est en préparation (photo de 1994)


Washington National Cathedral à Washington DC (USA)

Le morceau présenté est issu de la roche 10057.
Il a la nomenclature 10057,230 – ce qui signifie que c’est le 230ème fragment issu de cette roche.

Caractéristiques de la roche 10057
Poids : 919,00 grammes
Sac : ALSRC 1003
Type : Basalte Ilménite.
Il ne reste actuellement que 35,21 % de la roche d’origine. Tout le reste a été utilisé pour des tests, essais.

Le fragment est enchâssé directement dans un vitrail dans l’aile sud de la cathédrale. L’emplacement de ce morceau de Lune est plus connu sous le nom de Space Window.
Elle a été remise par l’équipage lors d’une cérémonie le 20 juillet 1974.
La roche lunaire 10057 à son arrivée en 1969





Canberra Deep Space Communications Complex (Australie)

Le morceau présenté est issu de la roche 10072.
Il a la nomenclature 10072,80 – ce qui signifie que c’est le 80ème fragment issu de cette roche.

Caractéristiques de la roche 10072
Poids : 447,00 grammes
Sac : ALSRC 1004
Type : Basalte Ilménite
Il ne reste actuellement que 15,21 % de la roche d’origine. Tout le reste a été utilisé pour des tests, essais, etc …

La présentation se fait sous vitrine.
La roche lunaire 10072 à l'examen en 1969

L'échantillon 10072,80 en préparation (Photo de 1976)


Un fragment de roche Apollo 11 vole sur la Station Spatiale Internationale

Le 15 mars 2009, la NASA envoie ‘’secrètement’’ (car nous l’apprendrons bien après le lancement) un fragment de roche lunaire ramenée par Apollo 11 à bord de la navette spatiale Discovery lors de la mission STS-119.
Ce fragment, sous présentation spéciale, rejoint la Station Spatiale Internationale pour commémorer les 40 ans d’Apollo 11. Cela ne sera révélé au public que le 20 juillet 2009.

Il s’agit d’un fragment issu de la roche 10072 (comme celui de Canberra ci-dessus), et il porte la nomenclature 10072,41. Il pèse 21 grammes. C’est du basalt. Il a été choisi car il ressemblait aux premières pierres vues sur la Lune par Armstrong et Aldrin.
C’était aussi un fragment déjà travaillé (et contaminé par l’air), car il n’était pas question d’envoyer un fragment ‘’pur’’.
Il a été préparé pour ne pas subir les effets du lancement et être protéger de son voyage dans l’ISS. Il a donc été placé dans une boite spéciale qui sert pour les présentations de fragments.

Le fragment reviendra sur Terre par la mission STS-128 le 12 septembre 2009.


Le 8 février 2010, la mission Apollo STS-130 emmène une petite sphère, de 4 fragments de Lune d’Apollo 11, confectionnée dans le cadre des Goodwill Moon Rock. Poids total de ces fragments de 0,05 gramme.
Les fragments proviennent de l’échantillon 10085,134 (134ème portion de l’échantillon original pesant 569 grammes).

Ces fragments avaient été remis au Commandant de la mission George Zamka par l’ancien astronaute Scott Parazynski lors d’une cérémonie spéciale à Houston le 6 janvier 2010.
Ils étaient présentés dans un petit cadre qui contenait également un morceau de l’Everest. Cette présentation contenait donc un morceau de la plus haute montagne de la Terre et une petite sphère contenant des fragments de Lune ramenés par Apollo 11, et ayant également été emmenés sur le ‘’toit du monde’’ par … Scott Parazynski.
En effet, celui-ci, le 20 mai 2009, atteint le sommet de l’Everest lors d’une expédition, et il transporte avec lui ces fragments de Lune. Il récolte un fragment de roche du sommet et ramène le tout avec lui aux Etats-Unis.
L’équipage de STS-130 amena cette présentation et la déposa dans Cupola qui se trouve dans le module Tranquility (appelé ainsi en hommage à Apollo 11).
(Scott Parazynsky lors de son ascension de l'Everest avec les fragments Apollo 11 / Crédit : Orbit.com)
 Remise de la présentation à Houston (Crédit : Orbit.com)


(Robert Behnken dans Cupola avec la présentation)

Voir aussi les sujets suivants (cliquez sur les liens en jaune) :
Les Goodwill Moon Rocks d'Apollo 11
Le Goodwill Flight Tour de l'équipage Apollo 11


Sources : NASA, Lunar Sample Laboratory Facility
Crédit : Stéphane Sebile / Space Quotes - Souvenirs d'espace
             Spacemen1969 / collection personnelle / amis