samedi 17 février 2024

Un Jour - Un Objet (presque) Spatial n° 00625-26 AVIATION - Cartes postales anciennes 1910 Meetings Le Havre-Trouville-Deauville et Dijon


Un Jour - Un Objet (presque) Spatial n° 00625 et 00626
Cartes postales anciennes 1910
Grande Quinzaine d'Aviation de la Baie de Seine
Le Havre-Trouville-Deauville 25 août au 6 septembre
Grande Semaine d'Aviation Dijon 22 au 25 septembre
Vous le savez, j'aime beaucoup l'aviation et particulièrement les débuts de l'aviation. La période 1903 à 1914 est particulièrement très riche en documents de toutes sortes relatant ces débuts. J'aime particulièrement les cartes postales anciennes (CPA) qui ont voyagées, tout spécialement les cartes postales qui relatent et commémorent les meetings aériens, qui ne s'appelaient pas encore de la sorte, et qui ont commencés à devenir très en vogue à partir de 1909.
Il y avait plusieurs meetings chaque année, et les valeureux pilotes se retrouvaient donc régulièrement pour s'affronter, et affronter leurs machines - et de très belles primes (avec parfois des sommes très importantes) étaient à remporter à chaque rencontre.
Le 25 juillet 1909, Louis Blériot avait traversé la Manche pour la première fois. L'aviation passait à une étape supérieure.
Toutes les grandes villes et les stations balnéaires en vogue voulaient organiser une manifestation aérienne. Certains avaient bien compris le potentiel financier de telles manifestations.

Chaque meeting rassemble de très nombreux spectateurs pouvant aller jusqu'à plusieurs milliers. Les pilotes sont de véritables ''stars'' à l'époque.

Souvent, pour financer l'organisation, et les prix à remporter aussi, des vignettes illustrées commémoratives étaient vendues en plus des cartes postales et autres souvenirs. C'est donc ''de véritables'' morceaux d'histoire de l'aviation que nous pouvons trouver, comme des cartes postales et des vignettes. Le mot souscription était plutôt employé qu'à celui de levé de fonds (les subventions n'existaient pas encore) 😉
Il fallait certaines fois un tour de force logistique pour imprimer les cartes postales le lendemain de tel ou tel vol.

Donc bien sûr, le vrai plaisir est de chercher parmi les très nombreuses cartes postales de ces manifestations, et d'en trouver avec les vignettes correspondantes - mais je m'impose des fois des difficultés supplémentaires, comme une carte postale dudit événement, avec une vignette, et ayant circulé, étant oblitérée de la période de cette manifestation 😉😉😉 et je peux vous assurer, que ce n'est vraiment pas aussi facile que cela...

En voici deux exemples qui répondent à ces critères comme vous allez le voir, mais aussi qui représentent deux manifestations aériennes importantes de l'époque qui se sont suivies (Quinzaine et Semaine d'Aviation).

Et bien sûr, l'intérêt supplémentaire est de faire des recherches pour en savoir plus, et aller au-delà de collectionner de simples cartes postales (et qui vont, elles, réserver des surprises comme vous allez le voir - au moins pour la première).

Pour l'année 1910, une trentaine de manifestations aériennes se sont déroulées en France (et une dizaine à l'étranger où ont participé certains pilotes français).

Grande Quinzaine d'Aviation de la Baie de Seine
Le Havre-Trouville-Deauville
25 août au 6 septembre
Il y a énormément de monde ce jeudi 25 août 1910 sur la plage de Trouville pour voir passer les aéroplanes (on ne les appelait pas encore avions) qui allaient survoler (en reconnaissance) le terrain dédié à Deauville, juste à côté, en venant et en retournant au Havre.
C'est le premier jour de cette Grande Quinzaine d'Aviation de la Baie de la Seine, un des meetings les plus importants de l'année. Et comme c'était une mode pour les stations les plus prisées d'organiser un meeting aérien, il est normal que La Reine des Plages, comme on surnomme Trouville, en organise un. 
53 appareils sont alignés pour une quarantaine de pilotes - certains piloteront plusieurs appareils comme Molon ou Morane qui en piloteront 3.

Les exploits de Farman, Blériot, Santos-Dumont, Paulhan, Morane, etc.... faisaient la Une des journaux de l'époque, et c'est donc un public curieux et avide de sensations qui s'empressa voir ces champions des airs.

La ''grande vedette'' de cette Quinzaine était sans conteste Hubert Latham (1883-1912). Originaire et issu d'une famille d'armateurs du Havre, il avait été breveté pilote en 1909 (brevet de l'Aéro-Club de France n° 9). Latham était déjà un aventurier accompli, il avait traversé La Manche en ballon en 1905 entre Londres et Aubervilliers. La même année, il pilote des bateaux de course de marque Antoinette à Monaco puis va participer à plusieurs expéditions en Afrique et au Moyen-Orient entre 1906 et 1908.
A peine son brevet en poche, il devient pilote d'essais pour Antoinette (la même société que les bateaux de course), et remporte plusieurs records et meetings très rapidement. A deux reprises, il tente la Traversée de La Manche en avion, avec une Antoinette, mais échoue - c'est Louis Blériot qui réussira le premier cette Traversée le 25 juillet 1909 (voir article ICI).

Il avait acquis une immense renommée tant par ses différents exploits, records battus que par son flegme : lors d'une de ses deux tentatives de Traversée de la Manche, le bateau de secours le trouva assis tranquillement en train de fumer une cigarette sur la queue de son appareil flottant dans l'eau.

Autant dire qu'il était très attendu lors de cette Quinzaine (Latham trouva tragiquement la mort le 25 juin 1912 lors d'une expédition en Afrique Equatoriale Française , d'après un rapport officiel encore controversé, lors d'un accident de chasse).
Hubert Latham volera sur monoplan Antoinette équipé d'un moteur Antoinette 50 HP.

Ce meeting était placé sous le haut patronage d'Aristide Briant, Président du Conseil et Ministre de l'Intérieur, du Garde des Sceaux Louis Barthou, du Ministre de la Marine le Vice-Amiral Boué, et de son sous-secrétaire d'état Henry Chéron.

Le total des prix distribués était de 265 000 francs or de l'époque (sachant qu'un aéroplane coûtait environ 25 000 francs soit environ 5 à 6 ans de salaire moyen d'un ouvrier...). Les prix étaient attribués dans plusieurs catégories :

- Prix des Constructeurs
- Prix de la plus grande distance sans escale
- Prix de la Hauteur
- Prix des Officiers
- Prix des Passagers (uniquement à Deauville)
- Prix des Dames (qui ne donnait pas d'argent mais une oeuvre d'art d'environ 2 000 francs)
- Prix de vitesse
- Prix de la Traversée de la Baie de Seine
- Prix des cerfs-volants montés (2-3 cerfs-volants attachés avec un passager)

Beaucoup de pilotes participaient bien sûr à plusieurs catégories de prix. Les constructeurs présents sont :

- Monoplan (Antoinette, Santos-Dumont, Blériot, Morane, Hanriot, Tellier, Albatros, Noue-Obre, Deperdussin)
- Biplan (Bréguet, Sommer, Voisin, Goupy, Savary, Cody, Farman)

Entre le 25 et 29 août, le temps varie beaucoup, passant du grand soleil aux forts vents et aux averses mettant les appareils et pilotes à rude épreuve. Il y a eu un peu de casse, quelques blessés mais rien de dramatique.

Les appareils participants et leurs pilotes s'étaient d'abord retrouvés au Havre où devaient se dérouler les premières épreuves du 25 au 29 août avant de regagner l'hippodrome de Deauville qui leur servirait d'aérodrome pour les épreuves du 2 au 6 septembre. On l'avait rebaptisé pour l'occasion Aérodrome de Trouville-Deauville. Les journées des 30-31 août et 1er septembre étaient donc réservées aux traversées de la Seine pour les aéroplanes.
Pour les épreuves de Traversée de la Baie de Seine, entre Le Havre et Deauville, dix-sept pilotes se sont qualifiés - ils doivent porter obligatoirement un gilet de sauvetage.

Le vainqueur sera Hubert Latham, sur son monoplan Antoinette, qui effectuera 16 traversées en 3 jours , suivi de Léon Morane, sur monoplan Blériot, qui lui en effectue 11. 

Ce dernier week-end d'août, des trains spéciaux, à bas coût, au départ de Paris so,t mis en service spécialement pour se rendre sur place, à Deauville et au Havre.

Le 2 septembre à Deauville, bien que ne participant à ce meeting, le public peut croiser Alberto Santos-Dumont venu saluer ses amis pilotes, et surtout Edmond Audemars (1882-1970) qui pilote un de ses appareils, la fameuse Demoiselle - il faut dire que Santos-Dumont habite près de là, à Bénerville.

Le 3 septembre voit Léon Morane battre le record du monde d'altitude l'établissant maintenant à 2 522 mètres (au retour, il a atterri dans un champ privé à près de 3 km de l'aérodrome).

Le 4 septembre voit la journée finir plus tôt à cause du mauvais temps - les responsables du meeting préférant annuler les épreuves restantes.

Le 5 septembre, il y a beaucoup de vent et il fait froid, mais la foule est nombreuse malgré tout.

Le 6 septembre est la dernière journée de cette Quinzaine d'Aviation - Une partie du palmarès s'établit ainsi :

Prix de la Traversée de la Baie de Seine : Latham (16) puis Morane (11) et Aubrun (9)
Prix des Passagers (uniquement à Deauville) : Wiencziers
Prix de la Vitesse : Morane puis Aubrun et Simon
Prix de la plus grande distance en un vol : Latham (112 et 123 km)
Prix de la Hauteur  (Le Havre) : Morane à 2 040 m puis Latham à 1 220 m
Prix de la Hauteur (Deauville) : Morane à 2 582 m et Latham à 1 340 m
Prix du Record du Monde : Morane (Prix de la Hauteur à Deauville)
Prix du Constructeur : Blériot pour les deux premières places.
Pas de Prix des Dames attribué du fait de l'absence de femmes pilotes

Revenons maintenant (enfin ! me direz-vous 😁) à la carte qui nous intéresse !
Elle est datée du 31 août 1910 et postée de la Manche - et elle possède une vignette entière de la manifestation ! Pour les oblitérations, il était très fréquent que la date soit antérieure au jour de remise à La Poste dans les petites villes, surtout à partir du mercredi ou jeudi (le tampon à date n'était pas mis à jour journalièrement).
Le côté vue indique bien l'événement également et on y voit Léon Bathiat (1877-1967) en vol, sur un monoplan Hanriot. La description indique que la photo a été prise à Trouville donc pendant la manifestation, ce qui montre encore l'effort logistique important pour éditer des cartes quasi simultanément pour qu'elles soient vendues ''en souvenir'' pendant la manifestation !

C'est surtout le recto qui est très intéressant ! Il parle de Latham, et du record d'altitude de Morane auquel l'expéditeur a manifestement assisté le 3 septembre (cliquez sur la photo pour l'agrandir et voir encore mieux le texte). La carte est datée du 31 août (mercredi), ce qui s'explique par la non mise à jour régulière des cachets à date (voir au-dessus), surtout que le 3 septembre était un samedi.
Une bien belle pièce 😉

Grande Semaine d'Aviation Dijon
22 au 25 septembre
Après la Normandie, c'est au tour de la Bourgogne d'accueillir un grand meeting.

Il aura lieu du 22 au 25 septembre et se déroulera sur le terrain de la Maladière, ancien polygone de manoeuvre de l'armée, surnommé là aussi aérodrome pour l'occasion (il fut un temps envisagé sur une plaine à Pouilly). Ce sera un vrai succès auprès du public, puisque plus de 35 000 personnes vont s'y rendre rien que le dimanche 25, pour le dernier jour !
Parmi la dizaine de pilotes engagés, certains sont déjà connus du public pour leurs exploits passés (comme Rigal, RenauxMorane, Martinet, Barrier ou le jeune prodige Marcel Hanriot qui n'a que 16 ans !), et une seule femme femme est présente : Marthe Niel (1878-1928), seconde femme pilote à obtenir son brevet en France (après la Baronne Elisa Deroche) et dont c'était le premier meeting.
Louis Blériot fera partie de l'assistance, de nombreux pilotes engagent un avion de sa marque.
Parmi les constructeurs présents, on y trouve : 
- pour les monoplans : Antoinette, Blériot, Chesnay, Hanriot, Koechlin piloté par Marthe Niel, 
- pour les biplans : Farman, Sommer

Le monoplan Chesnay est conçu et fabriqué à Dijon. Il sera piloté par Chesnay (qui est aussi un des inventeur de la photographie aérienne) et Fernand Blanchard.

Pour le passionné d'aviation, ce meeting ''est une véritable mine d'or'' d'informations grâce aux cartes postales, très nombreuses, éditées pendant et après (mais je vais essayer de garder mon propos autour de la carte qui nous intéresse 😁).
Comme pour celui de la Baie e Seine, le montant des prix distribués est important (même si moins bien doté), et ces prix sont relativement les mêmes pour les deux catégories : monoplans et biplans.

- Prix de la durée de vol sans escale
- Prix de la Vitesse  
- Prix de la Hauteur, avec une hauteur minimum de 200 mètres
- Prix des Passagers
- Prix du Constructeur
- Prix Spécial des Dames
- Prix des biplans
- Prix Cross-Country sur le circuit Dijon - Talant - Fontaine - Dijon (sponsorisé par le fabricant de biscuits Pernot).

C'est Marcel Hanriot (1894-1961) qui va remporter la plupart des épreuves, dont le Prix prestigieux de Cross-Country, et en faire le héros de cette Semaine d'Aviation à Dijon. Il va remporter en tout pour 18 500 francs or de l'époque.

Le 22 septembre, René Simon casse son Blériot à l'atterrissage sous un vent fort.
Le 24 septembre, Victor Rigal s'écrase et casse son biplan Sommer, mais n'est pas blessé grièvement.
Le 25 septembre, Marthe Niel se pose dans un champ de luzerne à proximité du terrain à cause du vent.

Revenons pour terminer sur cette jolie carte, qui est datée du 26 septembre 1910 (la veille, à la fin du meeting, nous étions un dimanche).
Le côté vue montre l'aviateur Robert Martinet (1885-1917) sur son biplan Farman, qui remportera pour 8 500 francs or de prix, et la description nous indique bien qu'il s'agit de cette Grande Semaine d'Aviation à Dijon - et avec une très jolie vignette souvenir.
Cette Semaine d'Aviation a marqué durablement les esprits des dijonnais, et quelques années plus tard, l'armée y installera un terrain d'aviation, à Longvic, qui deviendra la célèbre base Dijon-Longvic.

Fort de l'énorme succès de cette Semaine d'Aviation 1910, la ville organisera un autre meeting, toujours sur le terrain de la Maladière les 28 et 29 mai 1911.

Happy Collecting !
Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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Sources : articles ce vieux journaux et cartes postales

vendredi 16 février 2024

Un Jour - Un Objet Spatial n° 00623 / Disque 1970 Apollo 11 Concours Grundig


Un Jour - Un Objet Spatial n° 00623
APOLLO - COSMOS 70 / APOLLO 11
Disque Concours Grundig
Fin décembre 1969 - début janvier 1970, Grundig organise un concours COSMOS 70 autour de la mission Apollo 11, avec pour Grand(s) Prix un voyage en Floride pour assister depuis Cape Kennedy au décollage d'Apollo 15 (ah, c'était la bonne époque où il y avait plein de concours permettant de gagner de voir un décollage Apollo...).

Le principe de ce concours est simple, mais présenté de façon très originale : il faut écouter un disque vinyle 45 tours qui vous explique le concours et les conditions de celui-ci.
Grundig était à l'époque une marque très réputée d'électroménager et d'électronique de loisirs. Fondée en 1945 en Allemagne de l'Ouest (ex-RFA) à Nuremberg par Max Grundig, elle s'impose vite dans les ménages avec ses radios, tourne-disques, magnétophones et télévisions.
Aujourd'hui, la marque existe toujours (elle appartient au groupe turc Arçelik depuis la fin des années 2000).

Après le succès de la mission Apollo 11, Grundig lance donc son concours avec ce disque. La société s'associe avec Decca, le célèbre label discographique britannique (mais avec sa filiale française) qui va presser le disque, avec comme d'habitude deux faces.
La pochette est conçue par le studio Pietri, et imprimée et fabriquée par MSP (à Montreuil), imprimeur réputé dans le milieu des pochettes de disques.
La face A (appelons la comme ça, car il n'y a rien de marqué) est donc celle du concours. Elle dure 4 min 40 secondes. Il y a bien Grundig d'indiqué ainsi qu'un rappel des consignes du concours :
PREMIERS PAS DE L'HOMME SUR LA LUNE
VOL APOLLO 11
Il est à noté que la réalisation et la lecture sur le disque est de CL. Claude Maxe, qui a introduit en France le principe de l'actualité sonore par disque, en créant dès 1958 le magazine Sonorama qui contenait un disque souple (j'en ai déjà parlé) puis le magazine Spécial Sonore.
Il est aussi à l'origine de la création de l'Association Française de Paléophonie (qui fera partie de l'Association Internationale de Paléophonie) dpnt le 1er président sera l'historien Alain Decaux.
Exceptionnellement, je vous ai enregistré cette phase pour que vous entendiez, vous aussi, le concours 😉
Et voici le texte retranscrit :

Four… Three… Two… One… Zero ! We have lift off
 
Ce disque va vous faire revivre une des plus grandes pages de l'histoire de l'humanité :
les premiers pas lunaires de l'homme.
 
Ecoutez le attentivement. Il contient un ensemble de documents historiques consacrés à Apollo 11. Mais, attention, nous y avons glissé volontairement plusieurs erreurs.
Où sont-elles ? À vous de les découvrir.

Vous serez alors, peut-être, grâce au jeu "Grundig Cosmos 70", un des rares privilégiés qui assistera au départ d'Apollo 15 sur le plus grand cosmodrome du monde , Cap Kennedy.
 
Le 16 juillet 1969, décolle de Cap Kennedy une fusée Saturn emportant à bord de la capsule Apollo trois hommes dont les noms resteront dans l'histoire :
 
Neil Armstrong, pilote de chasse recruté par la NASA, il détient le record de la marche dans l'espace.
Edwin Aldrin dit "Buzz", pilote de Gemini 12, il a réalisé le premier accrochage dans l'espace.
Il décrit lui-même les 3 objets qui, déposés par la main de l'homme, resteront sur le sol lunaire :
une plaque commémorative du vol, un disque où sont gravés les vœux des différents chefs d'états et un fanion de l'ONU.
First is a plaque, perharps you have heard about, the second item we left on the surface is a disk with messages of good will from head of state of various nations in the world and the third item to be let on the surface is the United States (flag)
Troisième voyageur de l'espace, Michael Collins a piloté Gemini 10 et marché 3 fois dans l'espace.
 
À plus de 300 000 Km de la terre, l'un des astronautes lit le premier verset de la Genèse :
In the begining, God created the Heaven and the Earth, and the Earth was without form and void ; and darkness was upon the face of the deep. And the spirit of God moved upon the face of the waters.
 
Après avoir parcouru environ 400 000 km, replié dans le troisième étage de la fusée, puis rivé à la capsule Gemini que Colins continuera de piloter, le LEM se détache et amorce sa descente vers la lune. Il ne reste plus que quelques secondes avant l'atterrissage.
(…) Forward twenty seconds...
Atterrissage réussi . Nous sommes le 21 juillet 1969, premier message d'un homme en direct de la lune : Ici base de la Tranquillité , L'Intrépide s'est posé.
Tranquility base here, the Eagle has landed.
 
Six heures après l'atterrissage du LEM, Armstrong pose le premier le pied sur notre satellite. Il dit alors : That's one small step for man, one giant leap for Mankind.
"C'est un petit pas pour l'homme, un pas de géant pour l'humanité".
Puis, il ne peut s'empêcher de rire pour exprimer sa satisfaction :
Ha hahahahaha… Is something funny happened ?.
 
Dans son bureau ovale de la Maison Blanche, le président des Etats-Unis, Lyndon Johnson, décroche son téléphone pour demander la lune.
Hello, Neil and Buzz, I'm talking to you by telephone from the ovale room of the White House. And it certainly has to be the most historical phone call I every had. I just can't tell you how proud we all are of what you …
Très ému, Amstrong lui répond :
Thank you Mister president, it's a great honor and a privilege for us to be here representing of all United States…
 
Vous avez noté toutes les erreurs? C'est très bien. Il ne vous reste plus qu'à remplir correctement la carte réponse.
Postez la sans tarder et bonne chance !

La face B comporte deux titres, en fait deux morceaux de musique. Présentés du catalogue Decca, et qui ont été enregistrés sous le procédé d'enregistrement Phase 4 Stereo de Decca (avec une console spéciale de mixage de 10 ou 20 canaux - n'oublions pas qu'en plus d'être un mode de concours, ce disque est aussi un objet publicitaire pour les deux marques.

Titre 1 : The Magnificent Seven - extrait thème du film Les 7 mercenaires - composé par Elmer Bernstein. (version dirigée par Stanley Black avec l'Orchestre Symphonique de Londres).

Titre 2 : Rigoletto de Verdi - finale de La Donna a Mobile (version dirigée par Tutti Camarata)

Happy Collecting !

Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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vendredi 9 février 2024

Musée de l'Air et de l'Espace au Bourget - MAE - Etoiles et Constellations


ETOILES ET CONSTELLATIONS
MUSEE DE L'AIR ET DE L'ESPACE AU BOURGET
Saviez-vous que sur le sol du parvis devant l'aérogare, qui est maintenant l'entrée principale du musée, est parsemé de petites capsules de lumière (qui ne fonctionnent apparemment plus hélas) portant chacune le nom d'une étoile que l'on trouve dans de célèbres constellations. Et oui, on peut commencer son voyage dans l'espace avant d'entrer dans le musée.
Peu de personnes les remarquent, elles sont enchâssées à même le sol et la partie supérieure (où se trouve la lampe normalement) est à même niveau que ce sol, ce qui fait qu'elles se font marcher dessus sans qu'on y prête forcément attention.
Il y a quelques années, je les avais prises en photos. Photos que j'ai retrouvées dans la mémoire d'un vieux téléphone portable - elles datent de 2009 mais les capsules existent encore - la prochaine fois, jetez-y un coup d'oeil.

Les étoiles majeures de ces constellations sont donc représentées au sol. Pour réellement voir la forme des constellations, il faudrait que le dispositif lumineux soir allumé, ou alors voir le parvis de haut (tiens, le musée devrait le photographier avec un drone 😉). Vous remarquerez que les noms sont les noms d'origine de ces étoiles, qui est différente de la désignation de Johan Bayer).

N'ayant pas trouver beaucoup d'informations, pour l'instant, sur la mise en service de ces illuminations galactiques, ni sur l'artiste, ni sur les matériaux, je vous laisse découvrir cette partie méconnue du Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget.

Les illuminations des constellations ne sont pas complètes au niveau des photos - j'en dû en oublier quelques unes. Et certaines constellations semblent avoir plus d'illuminations que d'autre, je ne sais pas pourquoi.

Grande Ourse
(Ursa Major - UMa)

Certainement la plus connue des constellations de l'hémisphère nord. Elle est l'une des 48 constellations répertoriées par Ptolemée au IIème siècle. Elle est la troisième constellation du ciel par son étendue.
Ses 7 principales étoiles (les plus brillantes) forment la célèbre Grande Casserole (ou grand chariot). Huit étoiles si on compte Alcor très très proche visuellement de Mizar.
En partant de l'étoile la plus brillante en haut à droite et en remontant jusqu'à l'extrémité gauche, on a :

- Dubhe (α UMa) 
- Merak (β UMa)
- Phegda (γ UMa)
- Megrez (δ UMa)
- Alioth (ε UMa)
- Mizar (ζ UMa) et Alcor (80 UMa)
- Alkaid ou Benet nash (η UMa)
Deux autres étoiles de la Grande Ourse, Pi1 UMa et Pi2 UMa, qui s'appellent aussi Muscida sont représentées sous une unique illumination. Ainsi que Talitha, un ensemble d'étoiles binaires.

Petite Ourse
(Ursa Minor - UMi)

Comme la Grande Ourse, certainement une des plus connues des constellations de l'hémisphère nord. Elle est l'une des 48 constellations répertoriées par Ptolemée au IIème siècle. .
Ses 7 principales étoiles (les plus brillantes) forment le célèbre Petit Chariot.
Son étoile la plus brillante est Polaris qui indique le pôle nord céleste, c'est la fameuse étoile polaire.
En partant de ''la queue'' à l'extrémité droite.

- Polaris (α UMi)
Yildun (δ UMi)
ε UMi 
ζ UMi 
η UMi 
- Kochab 
- Pherkad 

Constellation du Taureau
(Tauri)
La constellation du Taureau est une importante constellation de l'hémisphère nord, composée de 224 étoiles visibles à l'oeil nu, notamment de l'étoile Aldebaran qui est la plus brillante de cette constellation, constellation située entre Orion et Persée.
Représentation de l'étoile Nath, appelée autrefois Gamma du Cocher.

Constellation du Cocher
(Aurigae)
Cette constellation de l'hémisphère nord a 158 étoiles visibles à l'oeil nu, et la plus brillante est Capella.

Constellation des Gémeaux
(Gemini / Geminorum)
La constellation des Gémeaux est une constellation de l'hémisphère nord composée de 158 étoiles visibles à l'oeil nu, dont les étoiles Castor et Pollux. Elle est bordée, au nord par les constellations du Cocher et du Lynx, et au sud par celles de La Licorne et du Petit Chien.

Constellation du Lion
(Leonis)
La constellation du Lion est une constellation de l'hémisphère nord composée de 127 étoiles visibles à l'oeil  nu, dont 5 qui sont très brillantes, et comprenant Regulus, au coeur du Lion, et Denebola à sa queue.
j

Constellation du Bouvier
(Bootis)

Constellation de l'hémisphère nord avec 148 étoiles visibles à l'oeil nu dont 5 très brillantes comprenant Arcturus.

Constellation Cassiopée
(Cassiopeiae)

Constellation de l'hémisphère nord avec 161 étoiles visibles à l'oeil dont 5 très brillantes qui forment le W si caractéristique pour la reconnaître.
Cassiopée était aussi le nom de la première mission spatiale de Claudie André-Deshays (Haigneré) en août-septembre 1996 avec Soyouz TM-24. On y reconnait le W.
Crédit : Stéphane Sebile / Spacemen1969
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