vendredi 16 août 2013

Street Space Art à Chevilly-Larue (1) - Val de Marne



Nous continuons notre voyage et la découverte du Space Art dans nos villes et nos rues.
Et comme je le dis souvent, on trouve du Space Art dans toutes les villes, il suffit de chercher, de regarder…
 
Et on peut même le trouver au pied de sa maison, comme je viens de le faire.
 
A une dizaine de mètres de mon domicile, se trouve le Service Municipal de la Jeunesse (SMJ) de la ville de Chevilly-Larue. Cette structure propose aux jeunes diverses activités culturelles, sportives, musicales, et aussi l’aide à la création de projets.
 
Dans la cour se trouve une sorte de préau et sur les murs une fresque était peinte depuis quelques années. Il a été décidé de la remplacer durant les vacances d’été.
 
 
C’est un groupe de jeunes chevillais qui a conçu le projet de la nouvelle fresque. Le thème était l’égalité entre les femmes et les hommes.
 
Après plusieurs propositions et avoir débattu du sujet, il s’est trouvé que le métier qui actuellement représentait le mieux cette égalité femme-homme, était le métier d’astronaute.
Je dis bien actuellement, car on sait que l’égalité dans ce métier n’était pas de mise au début de la conquête spatiale.
Il s’agit également d’une représentation de l’égalité, non pas dans le nombre (car il n’y a eu pour l’instant qu’une cinquantaine de femmes pour environ 460 hommes dans l’espace), mais une égalité au niveau des responsabilités et des fonctions au niveau d’une mission spatiale.
Aujourd’hui, une femme et un homme ont le même rôle lors de ces missions spatiales, et aucune différence n’est faite entre eux.
 
À partir de là, le thème spatial étant trouvé, il ne restait plus qu’à réaliser la fresque.
 
L’artiste peintre, issu du Street Art, Rémy Gomis a conçu la nouvelle fresque qui a été peinte à la bombe de peinture par les jeunes qui se sont aussi et ainsi initiés à l’art du graph et de la peinture à la bombe, notamment les dégradés de couleurs ou la composition de l’œuvre.
 
Voici donc cette œuvre qui représente deux des symboles de la conquête et de l’exploration spatiales par l’homme : l’alunissage sur la Lune et une navette spatiale.
Il ne s’agit pas, bien sûr, d’une représentation historique et détaillée de ces missions mais d’un hommage à l’égalité homme-femme.
L’astronaute au premier plan est une femme marchant sur la Lune.
Je remercie Rémy Gomis et Christian Dumont du CMJ pour leurs explications et renseignements au sujet de cette fresque.

(Crédit Photos : Stéphane Sebile / Space Quotes - Souvenirs d'espace)

dimanche 4 août 2013

30 juin 1973 - Concorde et l'éclipse totale du Soleil - 40ème anniversaire



L'ECLIPSE TOTALE DU SOLEIL DE 1973 ET LE CONCORDE


Le 30 juin 1973, eut lieu une des plus grandes éclipses totales du Soleil.
Elle faisait partie d’une série d’éclipses parmi les plus longues (en astronomie, on parle du groupe Saros 136 qui désigne le groupe de 136 éclipses les plus longues entre 1360 et 2622 se produisant en moyenne tous les 18 ans = celle de 1975 est la 35ème du groupe).

Pour les observateurs au sol, cette éclipse du 30 juin 1973, allait d’une bande de l’Amérique du Sud (début d’éclipse vers Kourou) à l’Afrique (éclipse totale) et a été observable pendant 7 minutes (fin d'éclipse au-dessus de Madagascar).

Grâce au Concorde qui vole plus vite que la vitesse de rotation de la Terre, une équipe d’observateurs munis d’instruments particuliers ont pu observer la même éclipse pendant 74 minutes. Pendant cette observation, le Concorde volait à une vitesse de 2 100 km/h.
(Pour information, celle de 1999, était aussi une éclipse totale mais de très courte durée, et elle ne faisait pas partie du groupe Saros 136).
(Série commémorative émise en 1973 par le Sénégal)
Dès le début de l’aviation, les astronomes ont compris l’intérêt de l’avion pour augmenter la durée d’observation des éclipses.

La première observation officielle d’une éclipse par avion date du 17 avril 1912 au-dessus de Paris avec un appareil Voisin.

En 1923, l’US Navy fait voler 16 avions répartis de telle façon qu’ils suivront l’ombre lunaire.

Depuis, les vols se scientifiques se sont multipliés avec des aménagements spécifiques d’avions.
Au début des années 1970, on commence à installer des télescopes, notamment pour la recherche en infra-rouge, à bord des appareils (l’astronaute Claude Nicollier préparera les missions d’observations par télescope à bord de la future navette spatiale entre les années 1974 et 1979, à bord d’une Caravelle.

C’est en 1972, qu’un astronome de l’Observatoire de Paris, propose d’utiliser le Concorde et sa vitesse, pour observer l’éclipse du 30 juin 1973.

L’idée fait un ‘’tabac’’, et le projet est mis en route.
On utilisera donc le Concorde 001, le prototype des premiers essais.
Ce sera André Turcat le pilote.
La préparation de ce vol est minutieuse. André Turcat et Henri Perrier, ingénieur en chef du programme Concorde s’occupe de calculer la trajectoire.
Le financement est assuré par le SNIAS (maitre d’œuvre du Concorde) et le CNES, le CNRS avec la DGRS.

Il faudra faire des modifications sur le Concorde et fabriquer et/ou améliorer des appareils scientifiques et d’observation spéciaux.

Le 30 juin, l’équipage du Concorde 001 décolle de Las Palmas aux Canaries avec comme équipage :
André Turcat, Pilote
Jean Dabos, Co-pilote
Henri Perrier, Chef-ingénieur
Jean Conche, ingénieur
Hubert Guyonnet, Radio-navigateur
Michel Rétif, Mécanicien d’essais

Et une équipe scientifique internationale de 8 personnes :
John Beckman, du Queen Mary College de Londres (Grande-Bretagne)
Jean Bégot, de l’Institut Astrophysique / CNRS de Paris
Pierre Charvin, Institut National d’Astronomie et de Géophysique / CNRS de Paris
Donald Hall, de l’Observatoire de Kitt Peak, en Arizona (USA)
Pierre Léna, de l’Observatoire de Paris et de l’Université Paris Sud
Donald Liebenberg, de Los Alamos Scientific Laboratories, au Nouveau Mexique (USA)
Alain Soufflot, Laboratoire de physique stellaire et planétaire / CNRS de Verrière-le-Buisson
Alain Wraight, de l’Université d’Aberdeen (Ecosse)
Le vol est une réussite complète. L’équipage arrive à atteindre, à la seconde près, le lieu de rendez-vous du début de l’ombre de la Lune, et donc du début de l’éclipse. Le Concorde vole à une altitude de 17 000 mètres.

L’observation de l’éclipse totale par le Concorde sera donc de 74 minutes…

Partis de Las Palmas aux Canaries, Concorde et son équipage atterriront à Fort Lamy (aujourd’hui N’Jamena) au Tchad.

Pour commémorer le 40ème anniversaire de cette éclipse et du vol du Concorde, le Musée de l’Air et de l’Espace au Bourget, organise depuis le 30 juin dernier, une exposition permanente commémorative dans le Hall Concorde.
Vous y trouverez plusieurs objets originaux comme des plans de vol, photos et instruments scientifiques utilisés.

André Turcat et plusieurs membres de son équipage et de l’équipe d’observation étaient présents ce 30 juin pour l’inauguration de l’exposition.

Parmi les instruments présentés, se trouve, l’IAP (comme Institut d’Astrophysique de Paris) qui était une expérience photographique avec un télescope à deux focales (1,50 et 3,00 mètres).
Le télescope était fixée sur une monture spéciale anti-vibrations et plusieurs appareils photos (dont un de 250 vues) était fixés également.
Un hublot spécial a été aménagé dans le haut du fuselage.
Et pour terminer, on peut voir également de chaque côté du fuselage du Concorde, le logo de cette mission.
(Série commémorative émise par la Mauritanie en 1973)

(Une des croisières organisées pour le suivi de l'éclipse)

(conférence commémorative par André Turcat)
 Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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 Un ENORME merci à Pierre Lena pour sa gentillesse et son aide apportée pour cet article
(son livre ''Concorde 001 et l'ombre de la Lune doit paraître dans quelques semaines)

dimanche 14 juillet 2013

10 au 14 juillet 1938 - Record de vitesse tour du monde en avion par Howard Hugues - 75 ans


Le 10 juillet 1938, Howard Hugues et son équipage (5 en tout, en comptant Hugues), qui se trouvent à bord d'un Lockheed Super Electra modifié Spirit of J&B, décollent de l'aérodrome Bennett à New York pour effectuer un tour du monde.


Ils battront le record du monde de vitesse autour du monde avec un vol de 91 heures et 14 minutes.

Il battait le record précédent détenu depuis 1933 par Wiley Post.

Il y a 75 ans...

(Howard Hugues en juillet 1938)

Sa première étape était New York - Paris. Il se posa au Bourget en 16h (moitié moins de temps que Lindbergh).

(Extraits du New York Times)
 
Puis ce fut Paris - Moscou

Moscou - Omsk

Omsk - Yakuts

Yakuts - Fairbanks (Alaska)

Fairbanks - Minneapolis

Minneapolis - New York


Les 4 autres membres de cet équipage sont (de gauche à droite) :
Ed Lund (Ingénieur de vol), Harry P. Maclean Connor (Co-navigateur) / Richard Stoddart (Ingénieur radio) / Thomas L. Thurlow (Co-pilote).



L'équipage fut accueilli en héros à New York avec parade dans les rues et réception par le maire d'alors, Fiorella La Guardia.

(Arrivée à l'aérodrome Bennett)
(Parade à New York)
(Réception à la Mairie de New York)

(Hommage commémoratif philatélique)


mercredi 12 juin 2013

2 au 12 juin 1998 / Mission STS-91 / Dernière mission d'une navette spatiale vers la station MIR


LA DERNIÈRE MISSION
D’UNE NAVETTE SPATIALE
VERS LA STATION MIR

Le 12 juin 1998, la navette spatiale Discovery revenait sur Terre à Cape Canaveral.
A son bord, l’équipage de STS-91. Celui-ci est parti le 2 juin à six astronautes et revient à sept astronautes.
 
Ce retour sur Terre marque la dernière mission, la 9ème, d’une navette spatiale avec la station MIR.
Six mois plus tard, la première mission vers la Station Spatiale Internationale décollait, STS-88.

 Discovery décolle donc le 2 juin avec à son bord Charlie Precourt (Cdt), Dom Gorie (Pilote), et les quatre Mission Specialists Franklin Chang-Diaz, Wendy Lawrence, Janet Kavandi et Valery Rioumine.
Le 4 juin, Discovery s’arrime à la station MIR où elle retrouve le 25ème équipage résidant : Talgat Moussabaïev, Nikolaï Boudarine et l’américain Andy Thomas, qui sont dans l’espace tous les trois depuis janvier.
Durant les quatre jours de vol commun, il y aura plus de 500 kg d’eau de transférée à bord de MIR, ainsi que plus de 2 100 kg de matériel.
L’équipage a aussi transféré plusieurs expériences qui étaient sur MIR depuis plusieurs mois à bord de Discovery, et celle-ci a donc ramené sur Terre un module SPACEHAB, les expériences SAMS (Space Acceleration Measurement System), Astroculture ainsi que deux expériences sur les cristaux.
L’équipage reviendra aussi sur Terre avec l’astronaute Andy Thomas qui devient donc le dernier résident longue durée américain sur MIR.
Crédit : Collection Stéphane Sebile / Spacemen1969
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